OFO, le leader du vélo en free floating est arrivé à Paris (et c’est gratuit)

8 décembre 2017

Le vélo libre-service en free floating a décidément le vent en poupe. Et comme nous l'évoquions précédemment, Paris est un marché très intéressant pour tous ces opérateurs. Dans la période de transition entre l'ancien et le nouveau Vélib, la municipalité parisienne a déjà autorisé (comprendre= toléré) Gobee.bike a installer ses vélos, puis ensuite oBike.

Une valorisation à 2 milliards de dollars

Voici donc un troisième acteur, et pas des moindres, puisqu'il s'agit du géant asiatique OFO¹, soit le leader mondial du partage de vélos sans station. Fondée à Pékin, OFO est le plus gros opérateur mondial de vélos sans borne. Ofo gère aujourd'hui plus de 10 millions de vélos dans 200 villes et 20 pays (en Asie, aux Etats-Unis et en Europe).

Les données financières de l'opérateur pékinois donnent le tournis. Pour se développer, la jeune pousse aura réussi au total à lever près de 2,5 milliards de dollars auprès d'investisseurs chinois et étrangers.

Au moment de fonder la start-up en 2014, Dai Wei, l'un des co-fondateurs, n'est encore qu'un jeune étudiant de la prestigieuse Guanghua School of Management de l'Université de Pékin.

Après Londres, Milan ou encore Rotterdam, les vélos jaunes de OFO continuent d'envahir l'Europe. Et ils ont débarqué cette semaine à Paris.

Le principe reste en tout point le même que leurs concurrents. Après avoir téléchargé l'application idoine, on scanne le QR Code, on déverrouille et on roule. Ensuite, vous verrouillez le vélo là où vous vous êtes arrêté.

40 minutes gratuites

La bonne nouvelle, c'est que pour laisser les utilisateurs tester le système, les vélos sont en essai gratuitement jusqu'à la fin de l'année. En réalité ce sont les premières quarante minutes qui sont offertes. Mais cela est largement suffisant pour vous rendre d'un point A à un point B dans Paris intra-muros.

À lire  Baromètre vélo 2017 : record de réponses pour la FUB

Vélo jetable ?

Nous surveillons d'un œil attentif l'implantation de tels services et sommes curieux de voir comment les systèmes vont s'auto-réguler (ou pas).

Le danger étant qu'il se passe la même chose qu'en Asie, à savoir une absence de gestion de flotte, qui aboutie inévitablement à l'envahissement chaotique de l'espace public et vers des cimetières à vélos.

"Notre rôle est aussi d'accompagner et d'éduquer les utilisateurs" nous avait confié Laurent Kennel, le manager général France de Ofo lors du dernier salon Autonomy. Récemment, la mairie de Paris avait invité les opérateurs à réfléchir ensemble à un "code de bonne conduite".

Notre culture est ici différente, alors, comme on dit, wait and see... Espérons qu'en Europe, ces systèmes rencontrent le même succès, pour toujours plus de monde à vélo dans les rues, mais que les opérateurs sauront palier aux différents problèmes inhérents au comportement humain...

¹ Le nom "oFo" a été choisi car les deux lettres "O" symbolise les roues du vélo et le "F" le cycliste.

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  • Isabelle Lesens

    La Ville de Paris n'a rien autorisé du tout, ces entreprises s'installent et viennent ensuite parfois dire bonjour. Nuance!

  • La nuance, c'est surtout qu'en soit, ces opérateurs n'ont pas besoin d'autorisation ! Ils utilisent la voie publique, il n'y a pour le moment aucune loi contre cela... flou juridique...
    Amsterdam a récemment promulgué un arrêté pour empêcher l'installation de ce type de système.
    http://www.bike-eu.com/industr.....g-10130815
    Tu as déjà utilisé ces services en tant que parisienne ?

  • Isabelle Lesens

    Non je n'en ai utilisé aucun (ils sont déjà 3), notamment parce qu'il faut télécharger une application et que je n'ai pas la wifi chez moi. Surtout "en tant que Parisienne" j'ai mon propre vélo depuis toujours. Si j'avais eu un prêt, j'aurais accepté volontiers de rouler un peu dessus. C'est ce que je ferai demain avec Vélib', que je n'ai jamais non plus utilisé (notamment parce que la prise en main pour une fois était trop compliquée).

  • seramik

    J'ai du mal à saisir cette nouvelle économie, les entreprises ne sont pas rentables, mais elles continuent à investir, très peu de rentrées d'argent, beaucoup d'ennuis pour le suivi du matériel. Qui investi dans ce type de structure ?
    Les vélos qu'elles proposent font passer le vélib pour une rolls à coté, ( singlespeed, frein à bande c'est juste du vélo lowcost ; du super pourri en fait).
    J'ai peur, qu'en fait, cela ne dégoute les gens du vélo ?

  • Jb

    Déjà essayé les gobee bike. Effectivement vélo de piètre qualité. De plus il faut souvent essayer 4 vélos avant d'en trouver un qui se débloque. Par contre tarif très compétitif et pouvoir laisser son vélo exactement là ou l'on va sans chercher une station c'est tout de meme le bonheur. A tel point que la mairie de paris aurait du étudier cette solution au lieu de démonter toutes les bornes velib pour en installer de nouvelles...

  • dlambfra

    Fin du premier paragraphe - 'à installer...' (et non pas 'a installé') :-)

  • Corrigé, merci !

  • dlambfra

    Merci ! :-)