Rennes : des projets cyclables en débat

4 août 2016
| par Paul Lefort

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L'aire urbaine rennaise regroupe 700.000 habitants sur 50 kilomètres carrés, ce qui nous fait une densité de 4.195 habitants au kilomètre carré. C'est une densité comparable à d'autres villes comme Nice.

En termes de géographie physique, la ville de Rennes est plate sur une grande partie de son territoire et le dénivelé est assez faible. L'étude Baro'Métropole de 2013 nous donne un aperçu des parts modales de la métropole : la voiture représente 53,6% des modes de transport, la marche 28,2%, les transports en commun 12% et le vélo 4,2% (contre 7% à l'échelle du centre-ville).

Parmi ces parts modales, la ville a une politique en faveur de l'utilisation des transports en communs comme moyen de déplacement durable et elle entretient un prix du ticket relativement bas.

Comme à Paris, un plan vélo ambitieux pour 2020

La Grande Boucle Urbaine - rennes (2)La municipalité et la métropole se sont lancées dans un ambitieux plan vélo d'ici la fin de leurs mandats en 2020.

L'objectif de la municipalité est de porter à 20 % la part modale du vélo dans les déplacements sur le territoire communal d'ici à 2020.

Lire l'article: Vers un Grand Paris cyclable ?

La ville dispose déjà de 7 % de part modale vélo pour les déplacements effectués dans le centre. Depuis, le succès du vélo en ville ne cesse de se confirmer année après année. Depuis 2010, la fréquentation cyclable sur la ville de Rennes augmente de 11 % par an en moyenne soit une hausse de fréquentation de plus de 50 % en 5 ans.

Ce sont des chiffres officiels relativement optimistes qu'il conviendra d'analyser de plus près. Le plan vélo prévoit donc une multitude de mesures parmi lesquelles la généralisation de la vitesse limitée à 30 km/h lorsque des aménagements cyclables ne sont pas possible. Ceci signifie que les bandes cyclables seront installées sur des routes limitées à 50km/h.

Aux dires de Sylvie Banoun, la coordinatrice interministérielle pour la marche et le vélo, ce n'est pas l'idéal car ceci maintient une vitesse pivot élevée, il faudrait généraliser les zones 30 pour augmenter la part modale des moyens de transport les plus doux (marche et vélo).

Lire l'article : Sylvie Banoun, nouvelle coordonnatrice interministérielle vélo.

Le plan vélo a aussi pour but de régler les problèmes de discontinuité cyclable au sein de la ville et d'introduire des itinéraires vélo structurants afin d'offrir des liaisons directes et sécurisées entre les principaux quartiers et le centre-ville. Ces itinéraires représenteront environ 100 kilomètres (42 km sont déjà réalisés ; 25 km sont à améliorer ; 33 km restent à aménager).

La largeur minimum des bandes cyclables situées sur la chaussée sera fixée à 1,40 m. Le jalonnement des parcours cyclables sera amélioré et les distances indiquées en temps et en kilomètres, cette mesure pourtant simple n'a été proposé dans aucune autre ville de France.

Des places de stationnement vélo sont prévues dans les rues commerçantes et dans les quartiers résidentiels. Un projet de maison du vélo est aussi présent dans ce plan vélo, nous verrons que son contenu est actuellement en débat.

Par ailleurs, des projets restent à construire avec Rennes Métropole, dans le cadre du nouveau Plan de Déplacements Urbains dont la promotion et la valorisation de l'application GéoVélo Rennes (calculateur d'itinéraire vélo). Le plan vélo donne aussi une large place à la communication et à la pédagogie avec des campagnes d'information ou des ateliers scolaires.

Selon Thomas Fagart et Guillaume Porcher, membre du bureau de la mobilité urbaine de la métropole rennaise, le plan vélo 2020 a été élaboré avec les associations et en particulier avec Rayon d'action.

Sylviane Rault, élu à la mairie de Rennes, insiste aussi sur le fait que la municipalité dispose d'un "conseil des mobilités à la ville" qui réunit les usagers de tous les transports, c'est une instance formelle de concertation qui n'existe dans aucune autre ville de France. Reste à voir si elle est vraiment efficace.

Des collectivités publiques volontaires

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La métropole ne part pas de rien en ce qui concerne la place du vélo dans l'aire urbaine rennaise. Elle a rencontré un succès de son service de location longue durée de VAE, avec plus de 1.000 vélos loués en permanence. Le prix est de 120€/an et après une année de location on peut acheter le vélo pour 300€.

C'est très avantageux et ça permet à la métropole de ne pas mettre en place de système de subvention. Rennes est la seule ville de France à avoir un système de location-achat de VAE. Sur l'objectif de 415 kilomètres d'itinéraire cyclable projeté en 2006, un tiers a déjà été réalisé.

Quant au stationnement vélo sécurisé, la ville dispose de 7000 places payantes, ce qui est énorme (c'est plus qu'à Paris). Mais les besoins ont été surévalué concernant le stationnement car seulement 25% des 7.000 places sont occupées.

A fortiori, la métropole pratique des comptages réguliers de vélo sur les grands axes de la ville, elle emploi des étudiants pour faire ce travail. Depuis 2010, on a une augmentation annuelle moyenne de 11% du nombre de cyclistes.

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A Villejean, une zone étudiante, la métropole constate une très forte demande d'aménagements vélo. Mais la demande est beaucoup plus faible en banlieue, où le vélo n'est pas à la mode et même ringard. C'est pour cela que la métropole donne un poids important à la communication et à la pédagogie dans sa politique du vélo.

"on finit par acquérir son propre vélo"

Elle a aussi pour projet de travailler avec les missions locales afin de permettre d'augmenter l'autonomie mobile des populations comme les femmes grâce au vélo. Comme à Marseille, le vélo est vu comme un facteur d'émancipation des femmes.

Le vélo est aussi mis en avant comme facteur d'insertion professionnelle pour les populations défavorisées en particulier avec le projet de réemploi de vélo "Le grand cycle" de l'association "La petite Rennes".

Thomas Fagart nous rappelle les 4 objectifs que s'est fixé la métropole d'ici 2020 :

> Avoir 80% des rues limités à 30 km/h.
> Accroître la communication sur le vélo lors des grands événements comme les forums des associations ou la fête du vélo.
> Développer des vélo écoles au sein des groupes scolaires.
> Augmenter le nombre de stationnement vélo gratuit à hauteur de 500 arceaux supplémentaires par ans.

Sylviane Rault nous présente les enjeux relatifs au système de vélo en libre-service du vélo star. C'est un service fourni par la métropole qui n'est accessible que sur la ville de Rennes.

Depuis 2014, on observe une baisse de l'utilisation du VLS et une augmentation de l'utilisation de vélos individuels, c'est un phénomène qu'on observe dans toutes les villes ayant développé le VLS : on finit par acquérir son propre vélo.

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Pour le moment, c'est Keolis qui gère la délégation de service public du Vélo Star, mais le contrat se termine en 2017. Dans le nouvel appel d'offre, les élus veulent centrer le vélo en libre-service sur le centre-ville et augmenter la capacité de location de vélos à assistance électrique.

En parallèle de ces multiples engagements en faveur du vélo, la métropole se pose en soutien des projets de logistique urbaine à vélo comme les vélo cargo ou les entreprises du type Deliveroo. On a déjà deux entreprises à forte croissance dans ce domaine. Les avantages pour les entreprises qui ont accès à ces services se voient en termes d'image, de ponctualité, de coût et d'absence d'encombrement devant leur magasin.

Une concertation qui fait parfois défaut

La métropole rencontre quelques difficultés dans ses aménagements cyclables, notamment avec le conseil départemental. En fait, il n'y a aucun travail en commun entre les deux collectivités et les routes départementales coupent les aménagements cyclables métropolitains sans mesure de réduction de vitesse ou panneau.

"les commerçants observent que les cyclistes sont de nouveaux clients plus fidèles"

La métropole a aussi eu affaire à l'opposition de certains commerçants dans ses aménagements passés. Comme à Saint-Lô, c'est la diminution de la place de la voiture qui réduirait le flux de clients. La métropole a donc dû revoir à la baisse certains projets mais la contestation est de moins en moins forte car les commerçants observent que les cyclistes sont de nouveaux clients plus fidèles.

Ensuite, Rennes métropole et la ville de Rennes sont en ce moment dans un flou administratif du fait du transfert de compétence en cours. Jusqu'en 2015, les communes étaient chargées de l'entretien et du développement des aménagements cyclables.

Après le transfert de compétence, toutes ces questions relatives à la voirie seront sous la responsabilité de la métropole. Le processus devrait être terminé en 2017 mais en attendant, la métropole n'a pas la compétence pour gérer de grands projets et la mairie ne veut pas s'investir dans un domaine qui ne sera bientôt plus de sa compétence.

Enfin, lorsqu'on évoque la concertation avec les associations, les élus mettent en avant le conseil des mobilités de la ville de Rennes et la co-construction du plan vélo 2020. Mais ceci n'empêche pas certaines associations de déplorer un manque de consultation.

Lire l'article : Atelier vélo La Petite Rennes : l'auto-réparation et le réemploi.

La maison du vélo : un projet en discussion

A la métropole, Guillaume Porcher l'assure, le projet de maison du vélo est en cours d'élaboration, il débutera de manière provisoire en 2017 puis sera rendu définitif en 2020.

Le local n'excèdera pas 150m², ce qui ne permet pas de faire de l'auto-réparation mais uniquement de la communication sur les activités vélo, ainsi que de la location. La maison du vélo sera surement gérée par la métropole et intégrée à la délégation de service publique attribuée nouvellement en 2017.

En ce sens, son fonctionnement diverge grandement de structures d'autres villes comme Caen. Il se rapproche davantage de la maison du vélo de petites villes comme Épinal, gérée par l'agglomération, qui propose exclusivement de la location de vélo pour les touristes.

Après une maison du vélo provisoire à partir de 2017, un projet définitif devrait voir le jour à proximité de la gare d'ici 2020.

11188197_832701993489601_3953445088309148684_nPour le président de La Petite Rennes, force est de constater que le projet de la maison du vélo lancé par la métropole ne correspond pas à ses activités.

En effet, cette maison du vélo serait une vitrine afin de présenter les activités vélo à Rennes mais aucune activité vélo n'y prendrai place (pas de marquage bicycode, pas d'auto-réparation…) .

Ceci ne correspond ni aux attentes du public rennais, ni au potentiel des associations cyclistes de la ville. La superficie prévue est de 150m², on est bien loin des 600m² de la maison du vélo de Caen.

En le regardant plus en détails, il semblerait que le projet rennais de maison du vélo ait pour vocation d'être intégré à la délégation de service publique renouvelée en 2017. Visiblement, les 800 adhérents de La Petite Rennes n'ont pas été suffisant pour faire entendre la voix de l'association. Ils devront surement se contenter des 68m² qui débordent déjà…

Crédits photos : Céline, A. Bachellier, Markiddo.

 

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  • Winfried

    Pour la maison du vélo, ça serait un peu plus qu'à celle de Paris, qui est sous-utilisée : communication, mais pas de réparation.

    > Aux dires de Sylvie Banoun, la coordinatrice interministérielle pour la marche et le vélo, ce n'est pas l'idéal car ceci maintient une vitesse pivot élevée, il faudrait généraliser les zones 30 pour augmenter la part modale des moyens de transport les plus doux (marche et vélo).

    Je ne vois pas en quoi des zones 30 sont nécessaires aux déplacements _à pied_. Il y a des trottoirs pour ça.
    La zone 30, c'est pour permettre d'installer des bandes cyclables, là où des pistes cyclables nécessitent en général de prendre de la place aux voitures. Et ça, c'est inacceptable.

    Incidemment, l'article rappelle que Rennes, c'est plat : dans ce cas, pourquoi proposer des VAE en location-achat plutôt que des vélos classiques, pourtant moins chers et techniquement plus simples?

  • Erreur sur la densité, 187 hab./km2 pour l'aire urbaine de Rennes et ses 700.000 habitants, la
    densité de 4 195 hab./km2 n'est valable que pour le centre-ville, vérifiez sur Wikipédia.
    Rennes est une ville qui cherche à se faire aussi grosse qu'une métropole, quitte à agréger des territoires ruraux lointains…

  • Merci pour la précision

  • remi echerbault

    Le fait de centraliser les ateliers d'auto réparation pose une limite au nombre de personnes pouvant utiliser ces ateliers.

    Je m’explique : La Superbe (sans ironie, ils font un super boulot!) Maison du Vélo de Caen est saturé.

    5 salariés y sont présent par jour et ne peuvent travailler à leurs autres activités que celle d'aide à la réparation/accueil, il y a quelques années ils ont lancer les ateliers en quartier qui permettent de travailler avec des associations de quartier et de limiter les utilisateurs de la maison du vélo, de décongestionner l'activité réparation.

    Le problème étant leur rayon d'action car eux sont salariés, quand la plupart des autres assos n'ont pas de salariés à disposition d'ou une permanence de leurs activités qui tend a faire croire aux usagers qu'il n'y a que eux sur le territoire.

    Cela en est a un point tel que des personnes de Bayeux, Cherbourg ou même Avranches vont à Caen pour le dons de vélo ou la réparation.

    A savoir également que les autorités local sont très frileuses à l'idée de financer une maison du vélo dans les autres communes car il y a déjà énormément d'argent investit dans celle de Caen et sont donc réticentes à l’installation d'autres ateliers considérant qu'une telle structure est inutile dans leurs communes.

    Aujourd'hui la MDV de Caen tente d'aider l'émergence d'autres structures moins "professionelle" et soutient notamment la formation d'intervenants en atelier ou formateur en vélo école.

    Ps: C'est pas de la pub hein!!! C'est juste que si vous aussi vous pensez que les grosses structures sont géniales, sachez qu'il y a toujours une limite!!! Et que certaines asso de quartier ou de petites communes se satisferais assez bien de 150m2 pour faire de l’auto réparation.

  • Sébastien Marrec

    Bonjour Remy,
    Le problème, c'est que La Petite Rennes n'a pas 150m2, si seulement ils les avaient ! Ils disposent en tout et pour tout de 68 m2 !
    Je suis d'accord concernant la gestion d'un réseau décentralisé d'ateliers d'auto-réparation... Cela dit, il se montera certainement des structures au fur à mesure ailleurs qu'à Caen.

  • Sébastien Marrec

    Bonjour la rédac',

    Paul Lefort n'a pas réussi à contacter l'association locale des usagers pour écrire son article. Nous publions des corrections et remarques à l'article sur notre page Facebook, ce mercredi 17 août.
    https://www.facebook.com/rayons.daction/

    Cordialement,

    Sébastien, Rayons d'Action

  • Merci.

  • remi echerbault

    C'est déja le cas, des structures se montent.
    Mais comme je l'ai évoqué, les partenaires politiques, comme chez vous visiblement, pratique parfois un double langage entre une communication affiché pro-vélo et la réalité des aides et soutient apporté aux associations d'usagers.
    Cela ralenti bien entendu énormément la progression du vélo dans ces communes.

  • Aymeric Gillaizeau

    "L'aire urbaine rennaise regroupe 700.000 habitants sur 50 kilomètres carrés, ce qui nous fait une densité de 4.195 habitants au kilomètre carré. C'est une densité comparable à d'autres villes comme Nice."

    Il y a une erreur dans cet article, si l'aire urbaine de Rennes regroupe bien quelques 700 000 habitants, elle ne fait pas 50 km² qui est la superficie de la commune, mais 3 750 pour une densité de 187 habitants au km² et non 4 195 habitants au km² qui est celle de la commune une fois de plus.

    Les données de démographie sont disponibles sur le site de L'INSEE et les données statistiques du vélo sont disponibles auprès de l'AUDIAR.

    Commune de Rennes http://www.insee.fr/fr/themes/.....=COM-35238

    Aire urbaine de Rennes http://www.insee.fr/fr/themes/.....AU2010-011

    AUDIAR http://www.audiar.fr/actualite.....teractives

  • Paul Lefort

    Merci pour la correction Aymeric.

  • Paul Lefort

    Effectivement, il est fort regrettable que votre association (Rayon d'action) n'ait pas répondu à mes multiples demandes de rencontre. J'aurais préféré que vous manifestiez de l’intérêt pour mon travail avant la publication des articles plutôt que d'intervenir a posteriori.

  • Sébastien Marrec

    Bonjour Paul,
    Votre demande est passée entre les grilles de notre boîte mail, c'est pourquoi les commissions ne l'ont pas reçue, et la présidente (qui ne s'occupe pas de la communication) ne pouvait pas vous répondre. Il n'y avait pas de volonté délibérée de ne pas vous répondre, d'autant que c'est une excellente idée de contacter une association d'usagers pour faire le bilan d'une politique cyclable.
    Mais quand on veut interroger quelqu'un ou une institution et qu'on veut absolument en apprendre quelques chose, on cherche à contacter par tous les moyens dès lors qu'on n'obtient pas une réponse par simple mail ou relance. Nous n'avons pas de téléphone fixe mais il aurait par exemple suffi de nous tweeter ou nous apostropher sur Facebook, en commentaire ou par message privé, ou via La Petite Rennes ou les institutions qui nous connaissent bien. Or, rien ne nous est parvenu en sens. A quoi servent les réseaux sociaux ?

    Deuxièmement, corriger un travail est aussi une forme l'attention. Ça montre qu'il y a différents points de vue et que l'on vit aussi de débats. Est-ce à dire qu'il ne faut jamais contester certaines erreurs et approximations ?

    PS : Rayons d'Action prends toujours un "s" depuis l'autre jour !

  • laure mendez

    Arrêtez de vous disputer pour rien. Le gars de rayon d'action aurait du répondre à ses mails, maintenant ça sert à rien de rager et c'est un peu tard pour ramener sa fraise sur les articles.

  • Paul Lefort

    Bonsoir Sébastien,
    Toujours est-il que j'ai envoyé plus de 5 courriels en 3 semaines et que je n'ai eu aucune réponse.
    A quoi servent les boites mails ?
    Je ne vous en veux pas mais je ne pense pas qu'il y ait besoin d’être aussi virulent que vous.
    Quant aux remarques, elles sont les bienvenues et toutes les personnes que j'ai rencontré pour ce projet (après avoir répondu à mes mails) le savent.

    Sur ce, bonne soirée, je ne répondrai plus à vos interpellations assez peu constructives.

  • Sébastien Marrec

    Désolé de vous avoir importuné, alors. J'espère que quelques-unes des corrections auront été utiles. Bonne continuation.