Vélo : C'est le retour de la Banane

Vélo : C’est le retour de la Banane

Velotaf, vélo tourisme, gravel... IL revient en force

L'on dit souvent que la mode est une histoire de cycle, mais le cycle est-il une histoire de mode ... ? (vous avez 4h). En 2018, Marie-Claire rédigeait un article sur le sac banane, "Retour sur la story d’un accessoire mal-aimé". Je suis issu de la génération 80 et donc un adolescent des années 90 (ne vous moquez-pas).

Et les nineties, c'est une mode vestimentaire aussi colorée que les tenues des Spice Girls, aussi tourmentée que le rock grunge de Nirvana, aussi décomplexée que le rap de Vanilla Ice. Parfois même aussi chaotique qu'un scénario de Piège de Cristal ou violente comme un dunk de Dennis Rodman.


Dwayne Johnson quand il pouvait encore porter un sac banane à sa taille (cette photo est devenue un même célèbre)

Des looks quelquefois douteux, comme un épisode de "Hartley, cœurs à vif" ou bancale, comme la tête de Georges Clooney époque cheveux bruns ‒ Les tee-shirts LC Waikiki ou Fido Dido, le K-Way, les Dr. Martens, la casquette Kangol, les Reebok Pump ou encore le non moins fameux sac banane.

Un sac banane porté par tous les adolescents des années 80/90 (ne fais pas l'innocent) et qui refait parler de lui depuis quelques années, chevauchant fièrement les hanches (ou les épaules) des mannequins de la Fashion Week comme celles des adeptes du "ridicool", cette tendance qui consiste à remettre au gout du jour ce qui était ringard auparavant (la mode est une histoire de cycle, on vous le disait plus haut).

Puisque le cycliste est un citoyen comme les autres, il lui arrive de suivre les tendances. Et il se trouve qu'à l'instar de la chemise bûcheron, le sac banane revient sur le devant de la scène ou plutôt sur le dos du cycliste. Alors ringard ou hype, le sac banane à vélo ? A vous de juger.

Sac lombaire

Il faut dire que mis de coté son petit coté ringard, ce petit accessoire de bagagerie s'avère diablement pratique. Les millennials (ceux qui n'ont pas connu la cassette VHS, diable) la porte désormais en bandoulière sur un épaule, enfin en "crossbody" comme disent les jeunes.

Mais nous à vélo, ça pourrait s'avérer un peu dangereux, des coups à se retrouver pendu par un bras à la première branche d'arbre. Alors on la porte sauce classique, sur les hanches, mais pas coté ventre, car ce serait le meilleur moyen d'écraser nos BN ou nos Figolu quand on a la tête dans le guidon.

Non, la banane version vélo se porte à l'envers, comme ta casquette Kangol dans les années 90, pas sur la tête mais sur le dos. D'ailleurs on a remarqué que les fabricants les plus frileux des tendances appellent cela des sacs lombaires, pour ne vexer personne. Les ricains disent "fanny pack", "hip pack", "belt pouch" ou encore "waistbag", jamais "banana". C'est dommage, je trouve que "sac banane", ça claque non ? ("ça claque", expression des années 90 les jeunes).

Question discipline, il est vrai qu'on a plutôt tendance à la voir sur les hanches d'un pratiquant gravel. Le vététiste préfère de longue date le sac d'hydratation façon Camelback sur le dos. Le grand voyageur à vélo privilégiera les sacoches. Quant au routier, il a toujours été allergique à la moindre solution de bagagerie.

Les pratiquants gravel/aventure me diront qu'il vaut mieux un bon set de bikepacking car c'est le vélo et non le pilote qui porte. Certes, mais il faut reconnaître que la banane - pardon, le sac lombaire - présente l’intérêt de ne pas subir les chocs et vibrations du terrain, en accompagnant les mouvements du cycliste qui souvent à tendance à décoller le fessier de la selle.

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Moi qui ai l'habitude de trimbaler mon appareil photo partout (un Canon M50 si tu veux savoir), je le sentais plus en sécurité serré contre mes lombaires que dans une sacoche de selle, et pour le coup, beaucoup plus accessible. Au-delà de l'accès facilité à nos affaires, ce type de bagagerie permet d'augmenter sa capacité d'emport tout en évitant la sudation du sac à dos.

De même, ce sac banane, c'est un peu le sac à main du cycliste. Il permet d'y mettre vos petites affaires importantes (téléphone, pièces d'identité, monnaie...) pour toujours les avoir avec soi, même quand on laisse le vélo pour aller se payer un café au troquet du coin.

Libre à toi bien sûr d'y mettre ce que bon te semble : une veste étanche légère, une chambre à air, un multitool, une mini-pompe, des barres d'énergies ou encore ton casse-dalle du midi (on dit encore casse-dalle aujourd'hui?).

Quel modèle ?

Il existe pléthore de modèles sur le marché, que ce soit pour une pratique urbaine vélotaf ou plus orientée tout terrain. Nous en avons reçu deux en test et les avons utilisé depuis quelques semaines après le confinement (principalement en gravel).

Osprey Seral 7

Pesant à peine 400 grammes, le Seral 7 est un sac lombaire léger et suffisamment costaud pour être emmené sur les chemins de gravier ou autres pratiques plus engagées. Il dispose d'un volume total de 7 litres dont une partie pouvant recevoir un réservoir de 1,5 litres (poche d'hydratation fournie).

Une grande poche large comme compartiment principale (qui accueille aussi la poche d'hydratation). Devant, une autre partie avec encore pas mal de volume et deux poches internes, une en mesh et l'autre zippée. On retrouve de chaque coté des petites poches zippées, idéales pour y glisser les clés de maison.

L'ajustement sur les hanches se fait en tirant les sangles de chaque coté du bassin. Dommage que celles-ci se retrouvent à pendouiller. Il manque un système d'accroche.

Evoc Hip Pack Pro 3L

Un peu moins grande que le Seral 7 d'Osprey, le sac lombaire Hip Pack Pro de Evoc offre un volume total de 3 litres, avec également un réservoir de 1,5 litres. La poche principal est assez large pour accueillir une veste légère, mais la partie avant ne permettra de recevoir que du petit outillage. Bon point : les trois poches filets avant sont accessibles totalement en dézippant le panneau avant.

On a préféré le système d'accroche du Evoc car le système de boucle est doublé d'un maintien ventral en velcro + élasthanne, un peu à la manière des ceintures lombaires paramédicales. Cela assure un excellent maintien même quand ça tabasse un peu.

Le sac banane Osprey ou Evoc sont tous les deux dotés sur le panneau arrière d'une maille filet et de mousses espacées qui viennent en appui sur le dos tout en permettant la circulation de l'air et donc la dissipation de la transpiration.

Et en mode urbain ?

S'il s'agit d'un trajet en ville, il est vrai que les deux modèles ci-dessus ont un look un peu trop sporty. Tu peux opter pour un look plus casual - mais toujours orienté vélo - avec par exemple les sacs Ziptop Waistpack ou Kovac de Chrome Industries.

Alors, tenté par le sac ban ... heu lombaire ? Dites-nous en commentaire.

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