Vélo en libre-service, ça groove entre Smoove et Zoov

Vélo en libre-service, ça groove entre Smoove et Zoov

Smoove et Zoov se marient

Zoov, la start-up qui monte (nous vous en parlions dans ces colonnes début janvier), s'associe avec Smoove. L'idée ? Déployer une offre de vélos en libre-service sur un maximum de territoires.

Nous avions passé une après-midi avec l'un des trois fondateurs, Arnaud le Rodallec, pour comprendre leur offre, leur stratégie et évidemment tester leur vélo. Nous comparions l'offre de Zoov avec l'offre de Vélib'. Arnaud nous expliquait que leur ambition avec leurs vélos et leurs solutions était bien d'offrir le meilleur des deux mondes. Entre les vélos en free floating (sans station donc) et les vélos en libre-service, en station ; avec une solution de stations, légère et facile à déployer. Garder l'agilité du vélo et la déployer pour tous, en quelques sortes.


Du Zoov a grande échelle ?

Comme nous le disions dans cet article, Zoov est le fournisseur de quelques vélos Pony, opérateur qui a gagné l'appel d'offres des vélos en libre-service à Grenoble, par exemple. Nous parlions de Pony, aussi dans nos colonnes. Les vélos Zoov aux couleurs de Pony, sont visibles dans les rues parisiennes depuis le mois de février 2021. Un peu plus de 1,000 vélos Zoov sont déjà dans les rues, entre Saclay, Bordeaux, Grenoble et Paris (Via Pony).

Un Pony qui ne se nourrit pas d'avoine.

Smoove, l'opérateur qui en a sous la pédale.

Les vélos Mobibike de Smoove à Vancouver.

Ici ce qu'annonce le communiqué de presse "Créée en 2008, Smoove est une société française pionnière dans la conception et la fourniture de systèmes de vélos en libre-service. Elle a déployé plus de 50 000 vélos électriques et mécaniques dans 23 villes à travers le monde dont Moscou, Vancouver, Helsinki, Lima et Paris, au sein du consortium Smovengo, le plus grand service de vélos en libre-service au monde avec plus de 360 000 abonnés et des records à 215 000 trajets par jour. En quinze ans, Smoove a ainsi développé une expertise sans égal sur le marché du vélo en libre-service, accompagnant les collectivités du cadrage de leur besoin en amont à un appui continu pendant la phase d’exploitation de ses solutions".

Les esprits chagrins et chafouins ne manqueront pas de souligner les difficultés de Smoove sur l'opérationnel et le déploiement des Vélib en Ile-de-France et Paris. De ce que nous connaissons de la situation opérationnelle de Smoove, justement, être en mesure de proposer une flotte avec une mise en œuvre, agile, simple, avec des coûts maîtrisés est l'enjeu du jour de Smoove.

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Avec Mobivia, un mariage à trois ?

Mobivia, c'est la maison-mère à qui appartient Smoove. Un groupe qui pèse un peu moins de 3 milliards d'Euros. Avec des marques comme Norauto ou Midas (pour citer les plus connues, de la bagnole en somme !). C'est aussi l'enseigne Altermove (Quinze magasins en France, spécialiste de la mobilité douce électrique). Evidemment cette nouvelle organisation signifie un jeu de chaises musicales.

Comme le dit le communiqué de presse "Mobivia, maison-mère de Smoove via sa filiale Via ID, reste actionnaire majoritaire de la nouvelle entité, aux côtés des fondateurs de Zoov et des investisseurs de la start-up : Daphni, C4 Ventures, Road Ventures, BNP Paribas Développement et la Banque des Territoires. La nouvelle entité prépare une levée de fonds qui aura notamment pour objectif d’accélérer son développement commercial et de décupler ses capacités d’innovation. Ludovic Bertrand, Président de Smoove, prend la présidence de la nouvelle entité et Eric Carreel, Président de Zoov, prend place au Conseil d’Administration. Amira Haberah et Arnaud Le Rodallec, co-fondateurs de Zoov, poursuivent leurs missions en tant que Directeur Produit et Directrice Marketing et Commercial, et travailleront étroitement avec Benoît Yameundjeu, Directeur Général de Smoove qui prend la tête de l’ensemble aux côtés d’Olivier Carton, Directeur des Opérations".

Nous concluions notre article sur Zoov par ces mots : "L'avenir nous dira si Zoov a tout intérêt à se concentrer sur une croissance interne (plus de vélos déployés sur plus de sites ou si proposer leur technologie à d'autres opérateurs est le bon business model). Peut-être que le bon modèle sera un mix des deux". Et aujourd'hui, c'est donc déjà demain, l'avenir, nous le dit, le mariage entre Smoove et Zoov' laisse présager qu'effectivement, le meilleur des deux mondes se rencontre. Pour la meilleure expérience de vélos partagés pour les usagers ? On l'espère en tout cas.

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