[Test] Le Vélo Mad Sport +, un vélo électrique urbain dynamique

[Test] Le Vélo Mad Sport +, un vélo électrique urbain dynamique

Et une version VAE officiel Tour de France 2021

"Ce vélo électrique nous semble offrir un bon rapport qualité/prix, conçu et assemblé en France. " d'infos

(4/5)

Nous vous parlions de cette marque dans notre calendrier de l'Avent en 2020. C'était avant. En 2021, on a posé nos fesses sur un vélo MAD, le modèle électrique SPORT+ et nous vous proposons aujourd'hui un retour. Qui devrait faire plaisir à l'un de nos lecteurs (lectrices ?) fidèle qui nous commentait ainsi ce billet: "[...] ce qui serait bien aussi c'est d'en savoir plus sur le moteur et la batterie. :)". Promis nous allons essayer de faire en sorte que vous en sachiez un peu plus et spoiler, ce n'est pas gagné.

3 points de suspension, ne remplacent pas les suspensions.

MAD, le vélo électrique officiel du Tour de France 2021

Quand nous essayons ce vélo au début du printemps nous étions loin de nous douter que nous posions notre séant sur le VAE officiel du Tour de France. Et pourtant ! C'est le cas. ASO, l'entreprise qui organise le Tour vient de l'annoncer. Le Vélo MAD Sport + est le vélo électrique officiel du Tour. Guillaume Adriansen nous confirme, il y aura une série limitée de vélos SPORT + qui arboreront fièrement le logo officiel du Tour de France. Concrètement, être le VAE officiel du Tour, ça signifie quoi d'autre ? Promis on mène l'enquête et on vous tient au courant.

Le moteur et la batterie sur le papier

Nous sommes comme ça nous, on nous pose une question, on y répond direct sans itération, sans tourner autour du pot. Sauf que cher lecteur, à toutes ces questions :


➡️ Quelle est la marque du moteur ?
➡️ Quels sont les composants essentiels de la batteries ?
➡️ Qui les fabrique ?
➡️ Est-ce une conception Française ?
➡️ Une fabrication italienne ?

J'avoue, comme Roland Gilet, "je ne me sens pas grandi par cet interrogatoire". Cher lecteur, tu peux, tel Gilou Gilet, me regarder droit dans les yeux et me dire "Mais alors, tu ne sais rien !". Si vous n'avez pas la référence, prenez 4 minutes de votre temps précieux, pour vous cultiver, en visionnant cela.

La télévision inventa le commentaire sportif. Le journalisme inventa le téléphone. Devant toutes ces inconnues techniques, puisque rien n'est dévoilé sur le moteur (brandé MFC sur son capot), rien d'inscrit non plus dans la fiche technique du bicloune là. Nous avons donc discuté longuement avec Guillaume, l'un des fondateurs de cette marque Rouennaise. Et rebelote, nous n'avons toujours pas les réponses à nos questions et nous ne sommes pas loin de comprendre qu'il en est de même pour Guillaume. Cachotterie, secret industriel, ignorance feinte ou réelle ? Nous n'arriverons pas à le savoir. Heureusement, le journalisme a aussi inventé "le test des vélos" et c'est finalement une bonne façon de se faire une idée. A défaut de savoir les ingrédients contenus dans le plat que l'on mange, posons-nous donc la question si c'est savoureux.

Le moteur et la batterie en pratique

"Ce modèle SPORT + propose une assistance volontaire, disponible rapidement"

Sachez que le vélo Mad est un vélo qui sort des usines MFC (Manufacture Française du Cycle). Comme par exemple le Nakamura Efit 150 que nous testions il n'y a pas si longtemps. Et à défaut de connaître la marque du moteur et du système, on peut reconnaître un comportement de l'assistance assez proche de notre ressenti sur ce Nakamura. Ce modèle SPORT + propose une assistance volontaire, disponible rapidement et de manière plutôt linéaire. Sur le plat, quel que soit le niveau d'assistance choisi, en jouant sur les vitesses au dérailleur, sans forcer on atteint rapidement les fameux 25Km/h. La marque annonce une autonomie de 80km. J'avoue, je ne suis pas allé au bout. Je n'ai pas tenté le diable et j'ai rechargé ma batterie 2 fois pour parcourir les 150km de ce test. Il restait du stock d'électricité quand j'ai ramené la bête.

Protocole de test

A ma décharge (si tu l'as, tu peux sourire tout seul devant ton écran), comme toujours tester l'autonomie d'une batterie dépend de beaucoup de paramètres déjà évoqués. Et puis je fais plusieurs kilomètres au-delà des 25km/h, d'autres aussi avec l'assistance en Off. Il faudrait un protocole strict pour tester correctement et réellement l'autonomie. La marque annonce sur ce vélo, un point fort "l'autonomie", annoncée moyenne à 80km. En lisant entre les lignes, 80km d'autonomie n'est pas un chiffre exceptionnel, c'est même assez standard dans l'industrie. En conditions réelles, vous aurez de quoi aller et venir entre 60 et 100km en fonction de votre utilisation. De quoi voir venir. En tout cas la batterie est annoncée à 460Wh. Puissance moteur : 80Nm (La batterie du Nakamura est de 375Wh. Et une puissance couple à 60Nm). Les chiffres sont posés. Débrouillez-vous avec cela).

Et après les 25km/h il se passe quoi ?

Me demanderais-tu. Il ne se passe rien. Rien d'anormal je veux dire. Rien d'exceptionnel non plus. Pour le comparer au Nakamura, il est moins roulant. Il demande un peu plus d'énergie pour tenir une vitesse de déplacement au-delà de l'assistance. Je vois trois explications. Explications (justement) :

1/ La taille du bicloune

Paré pour y aller.

Le vélo que j'ai sous les fesses est en taille 50. Il est un peu petit. Trop petit pour mon mètre quatre-vingt-dix. Il existe aussi en 54 mais n'était pas disponible au moment du test. Résultat, je suis un peu trop ramassé sur le vélo. Trop ramassé et je ne peux déployer toute cette force légendaire qui me caractérise. Bonne nouvelle, ce point est facilement adressable. Si vous êtes grands prenez le en 54 si vous faites moins d'un mètre quatre-vingt, prenez-le en 50. Fastoche.

Notez aussi, je le dis à chaque fois que je me pose sur un vélo électrique dessiné pour des déplacements urbains, l'assistance électrique permet des réglages de position plus grossiers que sur un vélo musculaire. Résultat ? le choix de la bonne taille de cadre n'est pas (à mon sens) primordial. Aussi, un même vélo pourra aisément servir à plusieurs personnes dans le même foyer, en modifiant simplement la hauteur de la selle. (Ceci n'est absolument pas vrai sur la plupart des vélos musculaires dès lors qu'ils sont typés un peu sport).

2/ Le poids du bicloune

Le poids du bicloune. Dans certains médias grand public qui parlent autant de crèmes de beauté, de psychologie du couple, du dernier film avec Jean Dujardin que de vélo. Vous pourriez lire "Mad le vélo affiche en plus un poids très léger puisqu'il est sous les 20kg (19,5kg pour être précis) ; un vrai atout au quotidien". Sauf que là vous lisez un retour de test sur Weelz! et que nos vélos du quotidien, sans être des vélos poids-plume, sont des vélos qui affichent 10 ou 11 kg sous la balance. Si vous comptez bien c'est moitié moins. N'en déplaisent à celles et ceux qui pensent que le poids du vélo est un sujet d'experts (coucou Mickael Colville-Andersen), à la force des mollets, au-delà de 25km/h donc, emmener sur le plat 10kg ou 20kg et bien ce n'est pas la même expérience (1) (2). Encore plus un sujet en montée. Promis.

3/ Mets la gomme

Des pneus couleur caoutchouc

Le choix des pneus. La twittosphère s'est enflammée (toute proportion gardée) début avril sur l'embonpoint pris ces dernières années des gommards équipant nos spads. Sans revenir sur la pertinence (discutable en bien des points) de ces choix, il est indiscutable que des pneus généreux rassurent des cyclistes peu avertis. Ils, en général, contribuent au confort du vélo. Le gros gommard gomme les aspérités et imperfections de la route. En effets secondaires, le gros pneu colle à la route et est lourd. Autant de bonnes raisons pour avoir cette sensation de peiner à rouler au-delà des 25km/h comme une fleur. En résumé un gros pneu améliore le confort de roulage mais obère le confort de pédalage. Cornélien !

Le groupe et les vitesses

la béquille est en arrière-plan.

Aucune info sur le site de la marque. Si ce n'est "Dérailleur arrière : Shimano tiagra / Cassette: Shimano Tiagra 10 vitesses". Quels pignons, quel nombre de dents au plateau ? Si vous n'y connaissez rien, l'information ne vous manque pas. Si vous vous y connaissez un peu (c'est notre cas), ces chiffres nous manquent. Au feeling, un développement un peu court, encore ?! Et oui, je faisais ce constat aussi sur le FLYER testé dans ces même colonnes. En pratique, cette proposition est amplement suffisante, amplement suffisante pour vous emmener au sommet de n'importe quel col, à votre rythme (le col peut être une colline), amplement suffisante pour vous emmener flirter avec les 50km/h en redescendant ce col et comme dit plus haut tenir une moyenne honorable sur du plat. Vérifications faites auprès de Guillaume, ce Sport + vient équipé en 44x12/28. Et finalement mon feeling n'est pas si bon que cela. Oui un pignon de 11 aurait été (pour mon usage mieux) j'aurais parié être sur un plateau de 42x12. (3).

Pour parler rapidement du Tiagra chez Shimano. C'est du matériel très correct. Selon moi, on met le pied dans les produits qui commencent à être sérieux chez Shimano (Mon lapierre Shaper qui a 40,000km ou à peu près, qui a 7 ans ou à peu près, est équipé en Shimano Tiagra et m'emmène du point A au point Z ou à peu près, tous les jours ou à peu près sans rechigner ou pas trop(4)).

Comportement général et confort

Cadre en alu, non suspendu, c'est vite tape-cul. Un alexandrin que je ne renie pas. D'un autre côté le vélo s'appelle SPORT +, il ne s'appelle pas CRUISING EASY. Et puis, je me dois d'être honnête, les gros pneus décriés (gentiment) plus haut dans ce test, sont les bienvenus pour compenser l'absence d'amortissement dans la conception du vélo. Les roues sont en 27.5 pouces, les pneus des WTB Horizon 47. Ce pneu est un modèle plutôt polyvalent, efficace sur la route et annoncé à l'aise sur les sentiers moins carrossés. Il peut équiper sans ciller des vélos de gravel (Ndlr : Ils ont été montés sur des roues DT Swiss 650 sur notre gravel Fuji Jari). Ce pneu est rassurant et confortable.

Je n'ai pas roulé dans les sentiers, ni sous la pluie pendant ce test. Les pavés sont avalés plus vite et facilement que Guerre & Paix (un sacré pavé). Sans être secoué comme un prunier, même si comme je le dis en introduction de ce paragraphe, nous sommes sur un vélo typé sport. Aussi, assurément mon ressenti sur un vélo à ma taille (en 54 donc) aurait été différent (en mieux), un cadre plus long avec des dimensions plus généreuses amortira mieux. Aussi mon poids sera mieux reparti.

Comment gagner en confort ?

A mon sens le vélo gagnerait en confort avec une autre proposition de selle et de poignées. La marque propose actuellement un montage en Brooks. La selle, en cuir est une B17 en taille standard. Les poignées sont en cuir. Puisqu'une selle Brooks, il faut du temps pour la faire à son fessier, ce n'est pas une selle idéale pour un vélo de test. Elle glisse, elle est dure. Elle n'est pas accueillante (même si la forme de la selle est bonne), elle le deviendra avec le temps, (temps que je n'ai pas sur ce vélo, c'est un test pas un don). Les poignées en cuir Brooks, j'ai là beaucoup plus de mal à y trouver un intérêt. C'est soi disant joli et chic (Question de goût, peut-être que j'aime ce qui est moche et vulgaire).

Sur le même sujet  [Test] Tern BYB S11, un vélo pliant plein de fougue

A l'usage, ces poignées sont glissantes. Elles ne vieillissent pas très bien (le cuir et la sueur, même Björn Borg en son temps avait compris que le grip de sa raquette était mieux en synthétique). Enfin et surtout puisqu'on parle de confort, elles n'absorbent aucunement les vibrations et autres à coups envoyés par les irrégularités du bitume qui n'ont pas été filtrées par les pneus. Aussi les bagues en alu, me donnent l'impression d'avoir un vélo qui va balafrer toutes les voitures que je vais doubler quand mon optimisme me fait penser que ça passe entre les rétros, alors qu'en fait, non, ça ne passait pas. Bref, je ne leur trouve aucun intérêt. Je concède aisément sur l'aspect esthétique que mon point de vue n'est pas partagé par vous autres. Pour les autres commentaires, je les assume pleinement. (j'aurais pu gagner en confort aussi en faisant pivoter la selle de 1 ou 2° cf les photos).

Un écran se cache sur la photo.

Accessoires et indispensables

Le vélo est équipé d'un porte-bagage (non testé, m'enfin, c'est un porte-bagage hein, rien de disruptif ou rien qui ne justifie d'en parler pendant 15 lignes). Il est là et il est le bienvenu. La version testée est équipée d'une paire de sacoches Brooks (qui viennent en option). Ne m'accusez pas d'être un anti-Brooks primaire. Ces sacoches sont super. Le système d'ouverture/fermeture est simple, facile à manipuler même avec des gants. Elles sont annoncées étanches et faisons confiance au anglais, la pluie ils s'y connaissent. La béquille, un peu comme le porte-bagage. En résumé elle est là et vous serez contents de la trouver (si vous la cherchez, elle est au niveau de la base arrière droite du vélo). Si vous ne savez pas vous en servir, dites-nous Weelz ! vous fera un tuto vidéo à caractère informatif. Les garde-boues (comme la béquille et le porte-bagage) sont là. Vous serez contents de les trouver les jours de pluie. Je n'ai pas eu de pluie pendant mon test, de fait mes chaussures sont restées sèches. Il est probable au vue des photos que le garde-boue avant mériterait d'être plus long de 5 ou 10 cm pour mieux: protéger vos souliers quand la chaussée est mouillée (oui un autre alexandrin).

Les phares ? Je n'ai pas vu les phares. Ni l'avant, ni l'arrière. Oubli ? Que nenni. La marque annonce bien sur le site que le vélo est livré avec un éclairage avant et arrière à LED. Voilà. Le vélo est livré avec, il n'est pas équipé de. Nuance Hortense. Quand je soulève ce point lors de ma discussion avec Guillaume, il me confie que leur modèle de distribution (en direct, via internet en France, via deux boutiques Show-room pour les heureux parisiens et Rouennais) implique un enjeu de Service après-vente. Que c'est donc une bonne idée (pour la paix du SAV) de proposer un vélo simple, que des lumières amovibles sont donc une solution plus adaptée. J'entends l'argument. Même si dans les faits, de mon point de vue, un vélo à assistance électrique destiné en usage urbain devrait, systématiquement, être livré avec des éclairages à demeure, alimentés par la batterie. Sur un VAE on doit déjà accepter de s'inquiéter du niveau de la batterie du moteur, pas la peine de s'ajouter la charge (si tu l'as, tu peux sourire seul derrière ton écran) mentale de se poser la question de l'autonomie restante dans les lampes.

Propre.

Poste de pilotage et finitions

Les poignées, le sujet a été abordé. La petite sonnette réglementaire et design s'intègre très bien au dessin du vélo. A gauche, le petit écran led d'information est discret. Très discret. Un peu trop discret. Il a donc une vraie qualité, s'intégrer de manière jolie sans casser la ligne pure du vélo. A l'inverse, d'une part il est trop petit pour visualiser en un coup d'œil les informations affichées (vitesses, niveau d'assistance, état de la batterie, km parcourus), d'autre part, il est situé au niveau des mains. L'information ne tombe donc pas naturellement sous les yeux. Il faut se concentrer un minimum pour lire l'information à l'écran. Est-ce ma vue qui baisse ? Peut-être. J'avoue que je ne sais pas si ce problème de lisibilité de l'information serait résolu si le même écran était placé au niveau de la potence. Ou si un écran plus grand, laissé à la même place ferait l'affaire. En l'état, la solution ne me semble pas idéale. Si l'écran est laissé dans cette position c'est aussi parce que les boutons +/- pour changer le niveau de l'assistance sont intégrés à ce boitier écran. Ils sont eux aussi franchement petits pour être aisément utilisés. Je roulais en mitaines. L'hiver avec de gros gants c'est certainement encore moins fonctionnel.

Au-delà de ces petits défauts qui sont, selon moi, des partis pris des designers de la marque, aisément modifiables, rappelez-vous, je compare ce vélo au Nakamura e-fit150 puisqu'il sortent des mêmes usines. Quand les finitions du Nakamura laissent à désirer, Le Vélo Mad est de belle facture. Les soudures sont propres. L'intégration de la batterie, du moteur sont parfaites. Le travail est soigné. Idem pour la peinture, elle n'a pas souffert des coups de U et autres petits chocs d'un vélo utilisé au quotidien. Le dessin global du vélo est moderne, les logos et autres habillages sont sobres et élégants.

Avant de conclure

Le modèle économique de l'entreprise derrière MAD le vélo est une distribution en direct. Sans intermédiaire. Sans revendeurs. Sans magasin. Les conditions du test ne sont donc pas absolument réelles puisque j'ai récupéré un vélo monté (et non pas un vélo dans un carton sur lequel il faut passer 45 minutes à une heure pour le monter). Aujourd'hui l'entreprise propose deux show room. Un à Paris, un à Rouen. Quelques ambassadeurs ici et là. L'entretien de la partie électrique de la machine pourrait être un sujet. En tout cas nous vous recommandons de vous renseigner auprès de la marque. Parce qu'Emmanuel m'informe que le vélo a beau sortir des mêmes usines que les vélos d'Intersport, l'entretien de la partie électrique n'est pas assuré par l'enseigne. Cyclofix fait parti des réparateurs agréés. Sont-ils présents dans votre ville ? Votre village ? Votre hameau ? (hors partie électrique, l'ensemble des pièces et composants sont disponibles chez n'importe quel vélociste).

➡️ Plus d'infos sur le Vélo MAD Sport+

Pour lire notre verdict sur ce vélo électrique MAD Sport+, c'est par là.

Conditions Générales de Vente

A propos de ventes en ligne, je pose là un constat et une question. Je constate en concluant mon billet, que la marque annonce dans les trucs "sympas" cela: "14 jours pour changer d'avis" avec un smiley mignon. Cool me dis-je. Par contre, je file lire les CGV (Conditions Générales de Vente) qui indiquent : "Le Consommateur est remboursé dans un délai de 14 (quatorze) jours suivant la date de réception des produits, sous réserve que les Produits soient arrivés chez la Société dans leur emballage d’origine, complets, en parfait état, avec leur étiquette, non ouverts ni utilisés, accompagnés de l’original de la facture et du bon de retour. Un retour qui montrerait qu’un de ces critères n’est pas rempli ne sera pas accepté et le produit sera retourné au Consommateur." Pas cool me dis-je. En l'espèce, les 14 jours pour changer d'avis sont applicables si et seulement si pendant 14 jours maximum l'acquéreur a juste regardé le carton contenant le vélo, sans le déballer ni le monter ni rouler avec. Puisqu'il faut que le vélo soit en parfait état, non ouvert ni utilisé. Guillaume au téléphone m'avait l'air sympa et cool. J'imagine que l'entreprise sera être souple sur les vélos retournés. Vu leurs CGV, un vélo qui a été monté sans qu'il roule est un vélo qu'ils peuvent refuser de reprendre. Problème ?

Le problème de ne pas savoir

Parfois c'est confortable, pratique et commode de ne pas savoir. Ne pas savoir de quelle matière première sont composés les chicken nuggets c'est plus confortable. Ne pas savoir d'où vient le lithium d'une batterie c'est plus commode. Ne pas savoir comment fonctionne la machine à laver le linge, c'est bien pratique. En soi, ne pas savoir quel est le moteur monté sur le vélo Mad n'est pas dramatique. L'important c'est bien de constater qu'à l'usage le moteur assiste correctement le pédalage, qu'il est fiable, confortable et réparable. Dans les faits, puisque nous sommes sur un vélo Français, conçu et assemblé en France la marque y gagnerait à être plus transparente sur le moteur monté sur la machine. Parce qu'avoir un "je ne sais pas véritablement" au téléphone en réponse à la question "le moteur c'est quoi?" une réponse qui semble sincère et honnête de Guillaume (l'un des deux fondateurs de la marque) semble soit improbable. Soit louche. soit louche et improbable.

Quelques mots sur l'entreprise

La marque m'a annoncé 1500 vélos sous leurs couleurs vendus en 2020. Ils prévoient d'en vendre 4000 en 2021. Le vélo testé SPORT + est la nouvelle version, toute fraîche, avec la motorisation dernière génération. Le SPORT + a un prix catalogue de 2,290€ TTC (Edit : l'article en ligne annonçait 2,290€ HT, par erreur, le montant est bien 2,290€ TTC, (sans les sacoches)). Un prix plutôt compétitif sur le marché du vélo à assistance électrique. Sachant qu'il propose un ensemble d'équipements de qualité (selle, pneu, transmission).

(1) : Nous ne souhaitons pas devenir des ayatollahs du poids du vélo. Dans le fond, on s'en fiche du poids de votre vélo, faites bien ce que voulez. Nous vous rappelons simplement que le poids du vélo est un élément à prendre en compte (parmi d'autres) quand vous jetez votre dévolu sur un modèle ou un autre. (Pareil quand vous choisissez votre voiture !).
(2) : Rouler à 27 km/h, à quoi bon ? on a le droit aussi de prendre son temps ? Tout à fait. C'est même l'un des plaisirs de ce mode de déplacement. Prendre son temps. Parfois, on aime bien aussi prendre son temps d'aller vite (relativement vite). Et puis un test d'un vélo, c'est aussi ça, aller le chercher un peu plus loin que dans un usage moyen.
(3) : Explications rapides sur ces chiffres. Le premier chiffre... est le nombre de dents au plateau (donc au pédalier). Plus il y a de dents, plus le diamètre est élevé. Plus le diamètre est élevé plus le vélo sera difficile en côte, ou entre 0 et 15km/h (et un tour de pédalier vous fera faire beaucoup de mètres). A l'inverse plus ce chiffre est petit, plus le vélo sera facile à petite vitesse mais refusera de vous emmener à une vitesse élevée sans en contrepartie tourner les jambes comme Bip-Bip dans le dessin animés. Le 2ème chiffre est le petit pignon (celui qui est le plus à l'extérieur de la roue)... Là c'est l'inverse du pédalier, plus le chiffre est petit plus le développement est long. Vous l'aurez compris, le dernier chiffre indique le pignon le plus grand sur votre pignon arrière, la "galette" la plus proche des rayons de votre roue. Plus ce chiffre est élevé, plus vous moulinez dans la semoule. Le bon ratio est donc un compromis de tout cela.
(4) C'était l'instant soyons précis, ou à peu près, de ce test.

Notre verdict

[Test] Le Vélo Mad Sport +, un vélo électrique urbain dynamique
(4/5)

Ce Vélo MAD Sport + est plutôt sympathique. Il nous semble offrir un bon rapport qualité/prix. Pile le prix du Cowboy en v3 que nous testions ici. La comparaison a du sens selon nous, puisque le modèle de distribution choisi par ces acteurs est identique. Nous avons à faire à deux propositions de vélos urbains, plutôt typé sport. Avec une approche sensiblement identique. La philosophie nous semble différente. Le Vélo Mad est moins mode, “hype” et international que son homologue Belge. Impossible de ne pas être sensible (pour nous en tout cas), à la proposition de Le Vélo Mad, conçu et assemblé en France notamment (chez MFC en Vendée).

A en croire mes observations, il commence à y en avoir quelques-uns qui tournent dans Paris (c’est là que je roule principalement). Un dimanche après-midi, en attendant un rendez-vous, j’en ai observé trois qui emmenaient leur propriétaire dans la capitale. 3 propriétaires, dont 2 femmes. Comme quoi, un tube horizontal n’est pas nécessairement un vélo qui doit rentrer dans la catégorie “vélo d’homme”. C’est un vélo au dessin plutôt moderne, avec des solutions proposées en terme d’équipement qui sont très bien. On peut regretter, parfois, des choix qui privilégient le look au confort (les poignées). Ou le look au pratique (l’écran).  Ce n’est pas bien grave, disons que ces choix lui donnent un caractère affirmé. Et je crois, que c’est intéressant de choisir un vélo avec du caractère. Surtout si ce caractère est plus français que franchouillard.

Le Vélo Mad Sport + n’a pas de gros défauts. C’est un vélo qui remplira plutôt bien le programme sur lequel il est annoncé. Déplacements urbains, inter-urbains au quotidien. Un vélo qui irait dans une short list des VAE à moins de 2,500€ ? Assurément.

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