[Test] Aftershokz Trekz Air, le casque audio à conduction osseuse

[Test] Aftershokz Trekz Air, le casque audio à conduction osseuse

Avec ce casque, tu l'as dans l'os…

"Un casque audio ultra-léger qui vous laisse ouvert à votre environnement sonore" d'infos

(4.5/5)

Même avant que la législation en la matière ne soit modifiée, j'avoue ne jamais avoir été particulièrement adepte de musique durant mes trajets de la semaine ou mes sorties vélo. La question ne se pose plus aujourd'hui : depuis le 1er juillet 2016, la loi est claire à ce sujet :

"L'usage d'un téléphone tenu en main en conduisant est interdit. Est également interdit le port à l’oreille, par le conducteur d’un véhicule en circulation (voiture, moto, scooter, vélo...), de tout dispositif susceptible d’émettre du son."

Nous sommes bien d'accord, il suffit de se balader dans les rues pour s'apercevoir que de nombreux cyclistes, les plus jeunes particulièrement, semblent peu au fait de la législation, certains roulants carrément avec des casques supra-auriculaires. L'idéal pour se couper totalement des bruits de la circulation … et se prendre un camion. Il semble aussi que les forces de l'ordre soient assez tolérantes à ce sujet.

C'est là que la technologie utilisée par le casque Aftershokz devient intéressante. Il s'agit de conduction osseuse. Ce qui signifie que celui-ci n'a nul besoin de recouvrir vos oreilles pour entendre le son émis.

Dans l'os

La technologie n'est pas nouvelle, elle est même plutôt ancienne. Déjà à son époque, Beethoven l'utilisait malgré lui, via une baguette de bois qu'il appuyait entre son crâne et son piano.

Le casque Trekz Air est un tour de cou, dont les extrémités - les transducteurs - se positionnent par-dessus votre pavillon et viennent en appui sur ce qu'on nomme l'apophyse mastoïde.

Le son est ainsi conduit vers votre oreille interne, non pas via votre conduit auditif externe mais par l'oreille dites "moyenne" (l'attique, l'étage supérieur de la caisse du tympan, qui contient une partie du marteau et de l'enclume).

Point de vue design, le casque est très réussi. Les lignes sont fines et élégantes et les courbes très douces. Le revêtement en matière siliconée assure un toucher soyeux. On est loin d'un vulgaire plastique cheap, la finition est d'une belle qualité.

Le tour de cou est en titane, un matériau qui assure à la fois légèreté, robustesse et flexibilité. Malgré son poids plume - seulement 30 grammes - on n'a pas peur de manipuler le casque et l'écarter de manière conséquente pour l'enfiler autour de la tête.

En revanche, une chose est déroutante : l'absence de réglage. Le casque est "taille unique". La souplesse du titane ne pose pas de souci en soi, mais l'espace restant entre le cou et le casque peut parfois être gênant. Il est notamment difficile d'appuyer sa tête contre un canapé ou un oreiller mou.

Passé ce détail, le maintien s'avère en revanche très bon. La matière silicone qui recouvre les transducteurs empêche ceux-ci de glisser intempestivement. Le test ici ne concerne qu'une utilisation cycliste, mais le maintien ne doit pas plus poser de problème en running.

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Sur le vélo, aucun souci. Le casque non seulement ne bouge pas, mais il se fait même totalement oublier. Il ne provoque pas de gêne particulière, même avec un combo casque (de vélo) + gapette + lunettes.

Quid du son ?

Venons-en au sujet le plus important : qu'entend t'on ? Alors, soyons clair, mélomanes, passez votre chemin. Nous sommes bien d'accord qu'on ne va pas utiliser ce type de dispositif pour profiter de toute la plage de fréquence musicale (seulement 20Hz~20KHz pour une impédance de 100 +-3 dB).

Pour autant, le son rendu reste correct. En fait, cela dépend bien entendu de votre environnement sonore. Plus ce sera bruyant et moins l'écoute est appréciable.

En ce qui concerne une utilisation à vélo, là en revanche, c'est le pied. Le casque Aftershokz permet à la fois de profiter d'un fond musical tout en restant parfaitement à l'écoute de ce qui qu'il se passe autour de nous.

Seul le frottement de l'air dû à la vitesse est dérangeant pour profiter de la musique, même si elle est à un volume élevé - ce que l'on déconseille, car non seulement la saturation arrive vite, mais cela provoque aussi des chatouillements au niveau du tragus (la saillie aplatie de l'orifice externe du conduit auditif).

On lance le player sur le téléphone connecté en bluetooth (v4.2 - l'appairage est très rapide) et on glisse le téléphone à l'abri dans une poche ou un sac à dos. On peut ensuite contrôler (pause, morceau suivant, décrocher/raccrocher...) via le large bouton situé sur le transducteur gauche.

Celui-ci est facilement accessible, même avec des gants. Ce qui n'est en revanche pas le cas des boutons de volume de l'autre côté, un poil trop petits.

L'ensemble est certifié IP55 et résiste à la transpiration et à la pluie. Coté autonomie, le fabricant annonce 6h en fonctionnement et 10h en veille, pour 2h de chargement.

Autre avantage plus anecdotique : le Trekz Air permet une utilisation hygiénique, puisque rien n'entre à l'intérieur de votre oreille (on est bien d'accord que les casques intra-auriculaires sont des nids à bactéries…). Et si vraiment, vous souhaitez vous isoler, une paire de bouchons d'oreilles est fournie.

Le tarif de 169,95€ prix public peut paraître élevé, surtout si on le compare à ce que font certaines grandes marques audio dans des tarifs similaires, et avec une qualité audio bien meilleure. Mais l’intérêt du casque Aftershokz Trekz Air est ailleurs...

Le nouveau casque bluetooth à conduction osseuse Aftershokz Trekz Air reprend ce qui a fait le succès de son prédécesseur, le Trekz Titanium, dont sa solide construction en titane tout en apportant de belles améliorations.

Notre verdict

[Test] Aftershokz Trekz Air, le casque audio à conduction osseuse
(4.5/5)

Voilà un moment que nous souhaitions tester ce produit, dans le cadre d’une utilisation cycliste. Car finalement, tout n’est qu’une question d’interprétation de la loi. Demandez à un avocat, il suffit de jouer sur les mots. Qu’entend t’on par l’expression « à l’oreille » ? Faut-il comprendre « dans« , « sur« , « dedans« …

Bon ok, on vous l’accorde, on a saupoudré tout cela d’un peu (beaucoup) de mauvaise foi… Dans tous les cas, nous n’avons pas interrogé de service juridique, encore moins la maréchaussée. On s’est contenté d’utiliser ce produit en connaissance de cause et en se basant sur notre propre point de vue et ressenti.

En conclusion, ce casque est top si vous avez du mal à vous passer de musique sur votre vélo. Le Trekz Air est ultra léger et se fait vite oublier, et on profite d’un fond musical qui, même s’il n’est pas d’une haute qualité, vous permet de rouler sans vous mettre en danger.

Depuis que je l’ai essayé, j’avoue avoir du mal à m’en passer, sur des trajets longs et en sortie loisir ou sportive.

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