Taxe carbone, la tribune d'Olivier Schneider

Taxe carbone, la tribune d’Olivier Schneider « Le devoir de mémoire passe aussi par la reconnaissance des erreurs du passé »

Accompagner un changement profond, réfléchi, coordonné et durable

"La solution ne passe pas par une baisse des prix ou par un simple chèque-carburant, qui ne feraient que rétablir la situation d’avant la hausse, n’apportant aucune solution nouvelle aux véritables exclus de la mobilité."

A la veille de la journée de "blocage" gilet jaune du 17 novembre, Olivier Schneider, actuel président de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette), signe un texte très juste et pragmatique. Il s'est projeté 50 ans dans le futur pour s'imaginer ce que nous pourrions commémorer en novembre 2068.

Il y rappelle un fait malheureusement avéré aujourd'hui : la voiture pollue (48000 décès prématurés tous les ans à cause de la pollution atmosphérique, qui est en partie dû à la sur-utilisation de la voiture individuelle). Mais au-delà de cette pollution de l'air, la voiture particulière provoque ce que l'on nomme d'un point de vue économique des "externalités", c'est-à-dire "des nuisances fait à autrui, sans compensations".

"La voiture contribue également à l’actuelle pandémie de sédentarité" "L’importation de carburants est une des causes majeures du déséquilibre de la balance commerciale de la France (30 milliards d’euros par an). La voiture contribue également largement à l’actuelle pandémie de sédentarité, qui fait des ravages de plus en plus importants, avec un coût annuel estimé à plus de 65 milliards d’euros. Passons rapidement sur le coût de l’insécurité routière, 50 fois plus élevé que les recettes des radars."

Il dénonce une politique du tout-voiture qui prévaut depuis 50 ans et qui a entraîné l'abandon de nos petites lignes ferroviaires, de nos transports publics et de nos infrastructures cyclables. Cette politique qui a aussi favorisé trop longtemps les véhicules diesel, mais aussi l'étalement urbain et la désertification des centres-ville au profit d'hideuses zones commerciales.

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"Je voudrais - en novembre 2068 - pouvoir dire à mes arrières-petits-enfants : il y a 50 ans, en novembre 2018, nous avons enfin pris au sérieux les enjeux transverses du climat, de l’épuisement des ressources, de l’organisation du territoire : nous avons changé de mode de vie en un temps record, car nous avions enfin compris que nous n'avions pas le choix."

Comme le rappelle Olivier Schneider, nous avons (très) peu de temps pour inverser la vapeur, à peine deux ans selon l'ONU et le GIEC. "Il n’est pas trop tard, et bien des solutions sont en réalité loin d’être des punitions :" Covoiturage, marche à pied, vélo, transports en commun, télétravail…

"Ce qu’il faut ? Une véritable transition, basées sur des politiques globales ambitieuses"

"Ce qu’il faut ? Une véritable transition, basées sur des politiques globales ambitieuses et cohérentes. Le covoiturage, la sauvegarde du ferroviaire, l’optimisation des transports publics, l’amélioration des conditions de circulation à vélo sont autant de pistes qu’il faut pousser à développer à tous les échelons, conjointement, en premier lieu en reversant davantage aux territoires une partie de la fameuse Taxe Carbone."

L'intégralité de la tribune est à lire sur le site de la FUB.

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