Pourquoi le vélo peine t’il autant à s’imposer ?

Pourquoi le vélo peine t’il autant à s’imposer ?

Écologique, Economique, bon pour la santé... et pourtant...

Pourquoi le vélo peine t’il autant à s’imposer ? Cette question, je me la pose depuis que j’ai adopté le vélo. L’article que vous lisez tentera d’identifier trois points clés de cet immobilisme, d’un point de vue institutionnel, urbanisme, et individuel.

La responsabilité de nos élus

Les institutions d’abord, à de trop rares exceptions, ne prennent pas au sérieux ce moyen de transport. Il suffit de voir le peu de cohérence des infrastructures cyclables, parfois même lors de réfections urbaines importantes.

"Les réflexes anciens, et le court-termisme général de la politique font le reste" Si la loi LAURE, qui impose d’intégrer le vélo, est respectée, On voit bien que ni les urbanistes, ni les édiles ne se sont posé la bonne question : « Est-ce que je laisserais mes enfants, ou mes anciens, circuler en autonomie sur ces pistes ? ». Bien trop souvent, la réponse est non.

C’est encore pire dès que l’on s’éloigne un peu des agglomérations. Les cyclistes quotidiens étant bien trop peu nombreux, ils ne constituent pas un vivier électoral intéressant à courtiser, alors que les automobilistes, eux sont nombreux, implantés et visibles. Les réflexes anciens, et le court-termisme général de la politique font le reste.

Les choses bougent quand même, mais avec une inertie qui m’a longtemps laissée pantois. L’actualité à propos du plan vélo laisse penser que les institutions nationales ont encore du retard sur ce sujet.

Des infrastructures pas toujours adaptées

Les infrastructures cyclables sont donc à l’image de l’importance que leur donnent nos institutions : inégales et décevantes, avec de gros points noirs qui compliquent encore la vie des cyclistes. Sorties d’autoroutes, ponts, et j’en oublie, sont souvent la hantise des cyclistes.

Globalement, on trouvera des portions d’itinéraires acceptables et agréables. Mais il y a presque toujours un passage qui dissuade les débutants et fait serrer les fesses des cyclistes plus confirmés.

On rejoint alors les problématiques du paragraphe précédent, les collectivités peinant à s’impliquer ou à effectuer ces mises en cohérence. Le plan vélo présenté le 14 septembre promet quelques moyens pour améliorer les choses. On observera avec attention les effets, mais il convient de rester prudent face à la modestie du budget.

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Parce que c'est dans ma nature

On arrive maintenant au vrai cœur de la difficulté, lié la nature humaine. Il est ardu de remettre en question ses propres habitudes, et ses comportements quotidiens. Celle-là ne concerne pas que nos élites, elle nous concerne absolument tous.

"Plus nous serons nombreux à le faire, et plus nous en amènerons d’autres à le faire." En effet, c’est complètement naturel et  l’auteur de ces lignes n’y fait pas exception, on adopte des habitudes. Ces automatismes  permettent à notre cerveau de garder ses ressources pour gérer les difficultés que nous rencontrons quotidiennement. Une petite métaphore domestique peut illustrer ça : il n’est pas utile de refaire tout le réseau électrique de la maison tous les matins pour allumer la lumière, ça demanderait trop d’énergie.

Nos déplacements s’intègrent très bien dans ce schéma. Si je me déplace en voiture, ça fonctionne plutôt bien, alors pourquoi changer ? D'autant que le changement amène de l’incertitude, et des inquiétudes qui ne seront apaisées qu’une fois que de nouvelles habitudes se seront installées(se changer en arrivant au travail, acquérir des vêtements de pluie, etc…) . Pour faire évoluer les choses, il faut donc bouger soi-même, et commencer par questionner sa façon de faire. Plus nous serons nombreux à le faire, et plus nous en amènerons d’autres à le faire.

Pour conclure, positivons un peu

Pour conclure, j’évoquais l’inertie précédemment, on peut jouer dessus, car si la situation ne s’améliore que trop lentement et que les obstacles sont encore très nombreux, elle évolue quand même dans le bon sens. Et le propre de l’inertie, c’est qu’une fois que ça bouge, ça ne s’arrêtera pas facilement. Une fois la machine en route, cette inertie sera vertueuse, à nous, cyclistes, de continuer à pousser, pour que ce mode de transport ait la place qu’il mérite. Ça finira par porter ses fruits, même si ça prend beaucoup (trop) de temps.

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