[People] Interview Rémy Absalon, son avis sur le vélo urbain

Rémy AbsalonLes semaines précédentes, Estelle Vuillemin et Jean-Christophe Péraud ont accepté pour Weelz de se prêter au jeu de l'interview. Cette fois-ci, c'est le pilote Rémy Absalon qui a bien voulu nous donner à son tour son avis sur le fait de se déplacer à vélo !

Weelz : Bonjour Rémy ! Présente-toi en quelques mots :

Rémy : Salut à Weelz et à ses internautes. Je suis donc Rémy ABSALON, pilote d’enduro roulant sur Commençal (triple Champion d’Europe de VTT DH Marathon), et co-gérant de l’agence évènementielle IRWEGO qui propose des stages vélo mais aussi des séjours multi-activités en tous genres principalement dans les Hautes-Vosges.

Weelz : Tu l'as vu, Weelz prône le déplacement à vélo. Quel regard portes-tu sur le développement du vélo urbain aujourd'hui ?

Rémy : Le vélo dans la ville est utilisé comme à ses débuts, comme moyen de locomotion. Le vélo urbain se développe de plus en plus, on se rend compte que le fait que chacun se déplace avec sa voiture en ville, cela ne fonctionne plus très bien (bouchons…) et on se rend compte aussi qu’il faut devenir responsable d’un point de vue écologique, et c’est tant mieux. Les collectivités favorisent aussi ce développement mais il y a encore un sacré boulot si on veut vraiment que le vélo devienne une évidence pour se déplacer en ville.

Weelz : T'arrive-t'il de te déplacer ainsi ? (a-t'on la chance de croiser Rémy Absalon chercher son pain le matin ?)

Rémy : Quand je suis sur Nancy (lorsque j’étais encore étudiant ou lorsque je vais chez ma copine), en effet. Ça va 2 fois plus vite si c’est pour faire une course pas très loin et si c’est pour se déplacer dans le centre. Par contre, chez moi à Raon-Aux-Bois, c’est vraiment la campagne et là j’avoue que lorsque je dois faire des courses, c’est la voiture car il faut que je fasse au moins 10km avant d’arriver sur des magasins… Désolé, c’est pas que je suis fainéant…

Weelz : De par ton métier, il t'arrive de voyager. Vois-tu des différences entre la France et les autres pays sur ce point ?

Rémy : Pour voir des différences, ça j’en vois ! Je pense que la France a au moins 10 ans de retard sur certains pays. Le must du must, c’est quand même Amsterdam, c’est hallucinant, il y a 2 fois plus de vélos que de voitures, il y a des parking avec des milliers de vélos garés, il y a des vrais infrastructures et c’est complètement ancré dans la mentalité à tel point que chacun à son vélo, il n’y a même pas besoin de Vélib ou autre, les gens ont garder les vélos de leur grand-père des années 30 et ils se déplacent avec ça et ça marche.

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En France, je pense que les voies de communication ont été pensées à court terme, sans vraiment trop de réflexion, pas comme en Suisse par exemple où on voit qu’il y a de l’ordre (route à côté du chemin de fer qui suit concrètement un axe…). En ville, il a fallu à un moment pouvoir faire plus de routes pour les voitures et maintenant qu’il faut redessiner les voies pour les vélos en plus, et bien c’est un peu le bordel car il n’y a pas la place, il faut croiser des routes à certains endroit et c’est parfois bien dangereux.

Rémy Absalon pilote son Commençal dans les forets Vosgiennes.Weelz : Du vélo urbain à l'écologie, il n'y a qu'un pas. Tu es toi même organisateur de séjour sportif avec Irwego. L'impact écologique est-il pris en compte par les organisateurs lors des compétitions ?

Rémy : Je pense que l’impact écologique est pris en compte de plus en plus. On le voit par exemple sur les JO d’hiver où le développement durable est un important facteur de décision pour le CIO. Après ça reste un évènement énorme donc tout est relatif…

Au niveau de nos courses, je pense que l’environnement est respecté, les participants sont tous des amoureux du vélo et de la nature et c’est surtout là que ce fait la différence. Après, c’est sûr qu’on utilise les remontées mécaniques mais je ne suis pas sûr que cela soit ça qui pose le + de problème d’écologie.

Weelz : Et dernière question : Rendre le port du casque obligatoire en ville fait beaucoup débat, en sachant que les cyclistes urbains n'y sont pas forcement favorable.( Ils préfèrent choisir plutôt que d'être obligé. ) Un avis sur ce point ?

Rémy : Le port du casque est difficile à imposer car c’est clair que cela va rebuter pas mal d’éventuels pratiquants. La madame avec son beau brushing tout neuf ne va peut-être pas apprécié. Mais il faudrait faire de la prévention pour que cela rentre dans les mœurs car franchement ça peut-être parfois très dangereux. Il faudrait que chacun prenne conscience (automobiliste y compris) que comme en moto, on n’a pas de carrosserie et un choc peut faire très très mal.

La gamme Commençal.
L'agence IRWEGO, stage VTT.

Interview du 13/03/09.

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