[Nouveauté vélo électrique] Moustache Lundi 27, nouvelle mouture pour un classique

[Nouveauté vélo électrique] Moustache Lundi 27, nouvelle mouture pour un classique

Le Lundi nouveau est arrivé

Ne rien changer, c'est ça qui change tout ? Moustache Bikes, vous allez finir par connaître. Si on vous dit, vélos électriques, marque française, les Vosges, lundi, vendredi... ça commence à faire tilt dans vos têtes ?

Ce visuel pourrait s'accompagner de ce texte: "Avec ce vélo, domine ta ville". (sauf que Moustache propose des vélos, pas des voitures)

Un succès insolent

Oui, on parle bien de Moustache, cette jolie marque française qui a pas mal bousculé l'industrie du bicloune électrique ces dix dernières années. Une success story dont raffole les médias. Nous avions été les premiers à dévoiler cette marque au public, c'était au Salon du Cycle 2011 à Paris. En à peine 10 ans, cette marque créée au fond d'un garage par Emmanuel Antonot et Greg Sand, emploie aujourd'hui un peu plus de 140 salariés. Il y a 10 ans, elle vendait 1,500 vélos par an. Sur l'exercice que la marque vient de clôturer, c'est 45,000 unités vendues. Avec environ 50% des ventes sur le marché français et le reste à l'international. Bien sûr, l'Europe tient le haut du pavé. Vous pouvez parler de Moustache aux cousins québécois et voyez leurs yeux se friser. Vous pouvez le faire même en-dehors du mouvement #movember.


Sobre et efficace. Le jaune s'appelle Curry, moi j'y vois un vélo tombé dans le pot de Savora. (et j'aime bien la Savora).

Le Lundi, c'est ravioli

Il y a des habitudes qu'il ne faut pas changer. C'est rassurant de garder ses routines. Pareil, pour une marque, c'est un exercice périlleux de toucher à son fer de lance. Trop de changements et vous perturbez vos clients et prospects ; trop de changements, d'un coup vous assommez les heureux propriétaires de la version en cours en dépréciant grandement la valeur de leur bien. Ne pas y toucher, à l'inverse, votre produit (ici un vélo) ne suit pas les évolutions du marché et très vite vous vous faites déborder par la droite et la gauche avec des concurrents ravis de vous damer le pion.

Dilemme. Heureusement, il y a des solutions. Tout changer, sans rien changer et prouver ensuite que c'est cela qui changera tout. Voici l'exercice pas facile auquel s'est livré Moustache avec son produit iconique, le Lundi 26 qui devient le Lundi 27.

Le Lundi au soleil

Ici le Lundi 26

Nous pourrions vous proposer de jouer au jeu des 7 différences, voici là-dessous le lundi 27.

Ici le Lundi 27.3 (ou 27.5 on ne sait plus trop)

Sauf que des différences, il y en a plus que 7 et certaines ne sont pas visibles, sauf à aller regarder dans le détail.

Quelques unes sont plus visibles et notables que d'autres. Tour d'horizon:

1/ Position de la batterie

Elle était logée, d'un manière assez classique entre la roue arrière et le porte-bagage. L'équipe de Moustache a bossé avec leur fournisseur de moteur (et donc batterie), Bosch eBike pour les citer, pour une intégration de la grosse pile Powertube dans le cadre. Dans la poutre, à l'avant pour être précis. Résultat, un vrai gain esthétique. Evidemment, c'est important l'esthétisme (sinon on roulerait sur des vélos hollandais*). Plus important que l'esthétisme, l'équilibre du vélo et son dynamisme. Les masses sont mieux réparties, entre l'avant et l'arrière, le centre de gravité est abaissé. Résultat, un vélo plus sûr, plus agréable, mieux équilibré.

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(*c'est une blague, on adore les vélos hollandais au charme désuet)

2/ La taille des roues

L'autre changement notable, le passage en roues de 26 à 27.5 pouces. Donne un vélo plus roulant tout en conservant une très bonne maniabilité. Le béotien n'y verra que du feu. D'ailleurs, la différence à l'usage sur un vélo à assistance électrique n'est pas flagrante même pour quelqu'un qui a l'expérience.

3/ Le moyeu

Changement de fournisseur. L'arrivée de l'Enviolo TR remplace le Nuvinci. Pour être très honnête, je n'ai pas essayé le Nuvinci sur le Moustache 26; j'ai essayé sur 10 kilomètres l'Enviolo, vendredi dernier dans Paris. La promesse est intéressante. Un produit qui devrait séduire les cyclistes pas ou peu aguerris, pas ou peu à l'aise avec les vitesses. Nous organiserons un test sur une durée plus longue, parce qu'il est difficile de se faire une idée précise en si peu de temps. Pour ma part, j'ai préféré le dérailleur Shimano Deore.

4/ Les prix

Pour faire simple, les prix publics recommandés grimpent de 200€. L'entrée de gamme, le 27.1 est conseillé à 2,799€ (le 26,1 était à 2,599€). Le détail des prix recommandé par finition est disponible sur le site de la marque, nous vous laissons aller y faire un tour.

5/ La motorisation

Toujours Bosch pour motoriser la bête. L'arrivée du Performance Line sur le 27.3 ou le 27.5. L''Active Line Plus, sur le 27.1 reste de mise. Simple, efficace, fiable, confortable, facile. Voilà les adjectifs que l'on peut accoler à cette motorisation.

Ce qui ne change pas

Le lundi, ce n'est pas un bmx.

Beaucoup de choses ne changent pas. La géométrie générale du vélo reste la même, une seule taille pour tous. Un vélo sur lequel il suffit de monter ou descendre la selle pour se sentir à son aise. C'est d'ailleurs, selon nous un énorme intérêt sur ce vélo. Une sorte de Vélib (ou Vélov ou Velhop) de luxe. Un seul vélo, qui ira à toute la famille, sans perdre 1 heure pour le régler correctement. Les freins à disques, Deore, Shimano, super efficaces, super agréables. Porte-bagages compatibles système de sacoches Ortlieb ou Basil, éclairage à LED, haut, garde-boue tubulaires, le fameux cintre Moustache.

Comme un lundi

Lundi 27 reste un lundi. Un vélo avec une personnalité esthétique, un vélo bien né. Une machine digne héritière de la courte histoire de la marque. Un vélo qui évolue dans le bon sens. Aussi, à notre sens, aucune révolution fondamentale, juste quelques touches qui améliorent le vélo, sans trahir son histoire, ou comme on dit en réunion marketing, sans renier son ADN.

Moustache avec son lundi, tente un coup de force. Mettre à mal cette expression préférée de bon nombre de nos concitoyens. Terminée cette réponse laconique, quand en début de semaine votre collègue vous demande : -"Comment ça va?" Répondre avec la mine déconfite : -"Comme un lundi" n'aura bientôt plus raison d'être !

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