New-York, le vélo en libre service arrive prochainement

Vous me direz "Oui, et alors (ou plutôt so what...) ?", des systèmes de vélo en libre service se montent un petit peu partout dans les villes du monde, sans que j'en parle forcément. Même Tourcoing va bientôt accueillir ses VLS (je n'ai rien contre les habitants de Tourcoing).

Oui certes, mais là en l’occurrence il s'agit de New-York, l'une des mégapoles les plus symbolique des États-Unis et possédant un rayonnement énorme à travers le monde, 8 millions d'habitants, et certainement une densité de véhicules motorisés au km² des plus importante au monde. À l'instar de l'installation de Vélib à Paris, dont on fait semble t'il l'éloge à travers l'Europe, ce VLS New-yorkais risque fort d'avoir un impact encore plus grand sur l'image du vélo urbain en général et sur le déplacement à vélo en particulier.

Déjà, le maire Michael Bloomberg, et sa commissaire aux transports, Janette Sadik-Kahn (présente au dernier Velo-city à Copenhague), avaient rendu une bonne partie de Times Square aux piétons et vélos. Une expérimentation réussie avec succès et qu'ils viennent d'ailleurs d'annoncer comme désormais pérenne. Et c'est donc le 23 Novembre dernier que l'administration Bloomberg a annoncé son projet d'implantation d'un système de partage de vélo.

La ville, qui s'étend sur cinq boroughs, Manhattan, Brooklyn, le Queens, le Bronx et Staten Island, promet donc un contrat juteux pour la société qui saura séduire la commission new-yorkaise, qui a d'ailleurs étudié plusieurs programmes déjà existants : bien sûr Vélib à Paris, mais également Bicing à Barcelone, Smartbike à Washington DC, Bixi à Montréal et Vélô à Toulouse.

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NY envisage à terme d'atteindre le chiffre assez colossal de 49 000 vélos ! Mais pour le moment, elle souhaite une 1ère phase avec 600 stations pour environ 10 000 vélos, implémentés dans les zones à plus fort trafic. Les quartiers d'affaire de Manhattan, Central Park jusqu'aux zones résidentielles de Brooklyn devraient donc être les premiers à bénéficier du programme.

L'appel d'offre est donc lancé aux entreprises du secteur privé. Et même si le français JC Decaux fait du forcing, il semble que la Société de Vélo en Libre Service (SVLS), la compagnie derrière le Bixi montréalais, ait pour le moment les faveurs de la ville de New-York.

D'une part pour avoir été les premiers à installer un programme de vélo partagé dans une ville nord-américaine, mais également pour le fait que le système Bixi ne nécessite pas, contrairement à Vélib, de lourds travaux de voirie. Les bornes Bixi se fixant simplement au sol et communiquant sans fil, tandis que les bornes JC Decaux ou ClearChannel induisent creusage de tranchés et passage de réseaux télécoms.

En attendant ce choix de l'opérateur, la ville va devoir également réaliser d'importantes modifications de ses chaussées, car pour le moment, hormis certaines zones et même si un grand effort a déjà été fait, la Grosse Pomme n'est pas encore tout a fait prête à devenir une véritable bike friendly city.

À noter également que la start-up SoBi souhaitait elle-aussi croquer la Pomme en installant son concept de vélo libre service social.

Via France-Amérique.com.

Crédits photos : James D. Schwartz, BitchCakesNY, NYCArthur, Paul Beattie.

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