Mobike, le vélo en libre-service qui dépasse les bornes

17 janvier 2017

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Mobike est le nouveau réseau de vélo en libre service de Shanghai, proposé par la Beijing Mobile Technology Company. "Pourquoi un nouveau réseau parallèle ?" me direz-vous. Tout simplement parce qu’il s’agit d’un concept innovant de VLS sans bornes.

Eh oui, vous avez bien lu. Sans bornes, la liberté totale quoi. Fini de chercher la station la plus proche qui parfois ne l’est pas vraiment, ou, une fois trouvée, se révèle pleine. A dire vrai, Mobike n’est pas la première à avoir exploré le concept.

Nous avions déjà eu l’opportunité de vous parler de SoBi, une initiative similaire - bien que différente dans ses modalités - expérimentée à New-York. Mais Mobike s’en distingue par sa simplicité d’utilisation et l’originalité de ses vélos.

mobike-c-1Pour utiliser le Mobike, vous devez d’abord ouvrir un compte à l’aide de votre numéro d’identité si vous êtes Chinois. C’est un peu plus compliqué si vous êtes étranger. Il vous faut alors envoyer une copie de votre passeport et des photos d’identité par email.

Ensuite, via une application téléchargeable sur votre smartphone, vous localisez le vélo le plus proche et le réservez. Une fois réservé, vous avez 15 minutes pour prendre possession du vélo en scannant son QR code situé sur le guidon.

Dès le QR code scanné, le verrou du vélo se débloque automatiquement, laissant celui-ci à votre entière disposition.

Quant à l’application, elle calcule durant votre trajet la distance parcourue, le nombre de calories que vous avez brûlées, et bien évidemment le tarif qu’il vous faudra acquitter pour la location du vélo.

Lorsque vous avez terminé votre trajet, il vous faudra le laisser dans un des emplacements prévus pour le stationnement des vélos, marqués par des lignes blanches qui garnissent quasi tous les trottoirs à Shanghai. Une fois votre course terminée, scannez une seconde fois le QR code pour clore votre session. Simple comme bonjour !

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Côté look, on peut dire que les designers ont soigné leur produit. Design épuré, roues à bâtons, transmission par cardan et monobras à l’avant et à l’arrière… Le tout est de bon goût, et respire la robustesse. Chose utile pour un vélo qui sera amené à en voir de toutes les couleurs dans la jungle urbaine. 1000 vélos sont mis en circulation dans un premier temps.

À lire  [Visite] Btwin Village à Lille, notre galerie photo

mobike-6d5fg4e8df4gdf65g4df65gIl faut l’avouer, nous ne pouvons qu’être séduits par le Mobike. Vous aurez compris à la lecture de ces lignes que le surcroît de souplesse conférée au VLS par l’absence de bornes peut grandement contribuer à convaincre les plus récalcitrants de son efficacité au quotidien, et de l’alternative réelle qu’il propose en terme de mobilité.

La disparition des bornes constitue un bénéfice pour l’utilisateur, mais également pour les pouvoirs publics qui peuvent ainsi s’affranchir de coûts très élevés d’installation et de maintenance.

La réduction de l’investissement à consentir rend ainsi envisageable le déploiement d’un réseau de VLS à échelle réduite, au bénéfice de villes plus petites. A cet égard, Mobike se place incontestablement dans un créneau porteur.

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Le principal écueil à sa mise en œuvre réside toutefois dans la vulnérabilité du matériel face au vol. Chacun sait en effet que tout ce qui comporte deux roues et deux pédales constitue une proie de choix pour les voleurs dans nos contrées.

DSC5233Les VLS dont nous disposons en sont déjà victimes dans leur forme actuelle. Que dire dès lors de ces vélos verrouillés sans attache avec le sol, qui ne présentent que très peu de résistance au voleur un tant soit peu motivé ? Nul doute qu’ils sont particulièrement exposés au vol.

Enfin, l’utilisation du Mobike repose fortement sur le smartphone qui agit en interface utilisateur. Mieux vaut partir avec une batterie suffisamment chargée, et éviter de le perdre en cours de route…

Bref, s’il doit encore faire ses preuves, le Mobike a le grand mérite de contribuer à poser de nouveaux jalons en matière de mobilité urbaine.

Continuez votre lecture : Vélo libre-service et loi sur le port du casque, une relation ambiguë.

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  • David Batardiere

    Concernant le vol, les vélos sont pistés par le QR-Code, il y a donc un moyen de tracker le dernier utilisateur non? De plus, avec son look, il serait visiblement difficile de le camoufler... Effectivement, cela nécessiterait une police des vélos pour contrôler qu'il est bien en cours d'utilisation via un smartphone... Mais super idée!

  • Olivier Drouan
  • seramik

    woué, bien planqué au fond du cave en béton sous une bonne grosse barre d'immeuble, je doute que la police se risque à aller le chercher ton vélo, même si on a les coordonnées GPS d'ou il est ...

  • Christian S

    En Chine le vol n' est pas autant répandu qu' ici, donc les précautions sont moindres. Par contre, le look n' est pas si soigné que ça quand on le regarde de près : les roues sont en plastiques, et elles sont en 24 pouces (comme pas mal de Vls en Chine)

  • Leloir

    Leur système est assez puissant puisque l'application détecte des vélos qui se trouvent à l'intérieur des bâtiments.
    Il existe d'ailleurs une fonction permettant de signaler un vélo apparaissant sur la carte de l'appli mais pourtant introuvable (en général, il a été garé dans une section inaccessible au public, en contradiction avec les règles d'utilisation du service).

  • Leloir

    "En Chine le vol n' est pas autant répandu qu' ici"... Je pense que
    vous n'avez jamais vécu en Chine. On dit que chaque Pékinois possédant
    un vélo se l'est déjà fait voler au moins une fois... Le vol de 2 roues
    est un réel problème en Chine, certains vont même jusqu'à conserver leur
    vélo dans leur appartement ou dans leur bureau pour éviter qu'il ne
    disparaisse, alors que des parkings à vélos extérieurs ou intérieurs
    sont très répandus (en sous-sol dans les résidences).
    L'article
    n'évoque pas le second modèle de vélo Mobike : le "Lite", plus léger,
    équipé de roues non pas pleines mais gonflées, avec un panier et facturé
    5 mao (0,5 Renminbi / 30 min).

  • Christian S

    Merci de ne pas transformer ce que j' ai dit. J' ai dit "autant répandu qu' ici" et non pas "pas répandu" . Je n' y est jamais vécu, mais j' y vais une fois par an depuis bientôt 10 ans. Les "on dit" dont vous faites référence, "on dit" la même chose au sujet des vélos que les hollandais se sont fait voler au moins une fois. Je n' ai vu qu' une fois un scooter à l' intérieur, et jamais de vélo dans les bureaux.
    Et vous qui avez l' air de bien vous y connaitre en Chine, a défaut de recopier correctement une citation d' un post, vous devriez quand même savoir que le vol même s' il existe, est quand même moins marqué que chez nous, que ce soit pour les vélos ou autre chose.

  • Leloir

    Au temps pour moi en ce qui concerne votre citation que j'ai écorché.
    Cependant, l'article faisant référence à Mobike, donc au vélo, il me paraissait évident que vous évoquiez... le vélo en ce qui concerne les vols. Vivant en Chine depuis plusieurs années, travaillant avec et côtoyant de très nombreux Chinois, il ne fait aucun doute que le vol de 2 roues, motorisés ou non est un vrai fléau dans ce pays. Je vous encourage à vous renseigner lors de votre prochain passage annuel en Chine.
    Quant au fait qu'il n'est pas rare de voir des vélos dans les bureaux et les appartements (pour justement éviter les vols), le large choix de vélos pliants proposés en ligne et dans les magasins traditionnels est un excellent indicateur, en plus des constatations faites depuis plusieurs années.
    Plus que des "on dit", c'est une réalité, hélas, même si elle va à l'encontre de vos idées reçues.

  • jlg

    Pouvez-vous m'indiquer où vous avez lu que les roues étaient en plastique.
    Cette matière est plutôt utilisée pour les vélos d'enfant.
    Pour les adultes on utilise généralement du magnésium.
    En sachant en plus que l'on est en "Lefty" et que le freinage est à disque, j'ai de gros doute sur l'utilisation du plastique et de sa résistance.

  • Christian S

    C' est bien du plastique , je ne l' ai pas lu, mais vu. Pas de doute à avoir quand à la solidité, c' est du plastique, Chinois qui plus est, donc il faut éviter les chocs. Du magnesium sur des Vls Chinois, il ne faut pas réver. Quand au freinage, je n' ai plus cela en tête, mais sur les photos cela ressemble plutôt à du tambour ?

  • jlg

    Après vérification vous avez raison, c'est bien du tambour.
    Sur le blog de Mobike on peux voir qu'ils ont aussi développé un modèle à disque, c'est ça qui m'avait mis le doute.

  • jlg

    Vous avez raison, c'est bien du tambour.
    Sur le blog de Mobike on peut voir un modèle avec frein à disque... ce qui m'avait mis le doute.
    En ce qui concerne les roues, j'ai lu qu'ils utilisaient du métal.
    Après il y a peut-être, comme les freins, plusieurs modèles.
    J'ai voulu mettre le lien de l'article mais mon message a été bloqué.

  • Christian S

    Oui c' est possible qu' il y est plusieurs modèles de roues. Il existe des pneus pleins aussi, avec des trous, on peut voir au travers. Donc des autres modèles avec des roues en métal, c' est possible.

  • Pingback: Doit-on craindre l'arrivée du vélo libre-service chinois en Europe ?, Weelz.fr le web magazine du Vélo Urbain()