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Melbourne déclare des « no-go zones » pour les cyclistes !

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Le vélo et Melbourne, c’est une histoire d’amour pour le moins compliquée.

690923-robert-doyleAprès le flop du vélo en libre service en 2011, la ville pourrait interdire aux cyclistes un certain nombre de rues jugées trop "dangereuses". Une première mondiale…


Une mesure de sécurité et de bon sens pour les uns, une mesure anti-cycliste pour les autres… Une chose est sûre, l’annonce de Robert Doyle, maire de Melbourne, ne laisse personne indifférent.

Dans le cadre d’un vaste plan visant à réduire la mortalité et les blessures graves en ville, l’élu propose donc que certains axes ne soient plus accessibles aux vélos. En ligne de mire : les voies trop étroites, trop engorgées ou sans système de feu de circulation.

Une décision pro-voiture ?

6647668447_e691612b51_bLa réaction des défenseurs du vélo urbain ne s’est pas fait attendre. Pour eux, pas de doute, cette mesure prouve une nouvelle fois que les adeptes des deux roues, sont bien moins considérés que les automobilistes.

Nik Dow, du Groupe des utilisateurs de vélos Melbourne, enfonce le clou : "Chaque fois qu'il y a un conflit entre les vélos et les voitures, la ville soutient les voitures."

La municipalité de Melbourne se défend de cette posture et propose en parallèle, de construire davantage d’itinéraires cyclables sécurisés, un parking à vélo, ou encore des stations de maintenance.

Pour le maire Robert Doyle, cette proposition de restreindre certaines rues n’est pas anti, mais au contraire pro-cycliste, puisque son objectif est de faire la "promotion de la sécurité".

Sur le même sujet  La Daily Obs, de l'utilité de filmer son trajet à vélo

Pour les cyclistes, la ville prend le problème à l’envers.

4431888090_576f454af1_bCe projet municipal sera définitivement présenté en mars prochain. En attendant, le débat s’est prolongé sur les réseaux sociaux, où les pros-vélo s’en donnent à cœur joie.

Un tweetos australien remarque que "la bonne politique serait de proposer une alternative aux cyclistes avant l’interdiction, et non pas de faire l’inverse".

Un autre d’ajouter : "J’ai acheté un vélo et je devrais être autorisé à rouler partout et quiconque est en désaccord est un automobiliste fasciste (sic)". Ambiance…

Grâce à cette stratégie restrictive pour les vélos, la cité australienne espère faire baisser le nombre de blessés et de décès graves dans ses rues, de 10% chaque année pendant 5 ans.

Quoi qu’il arrive, Melbourne se retrouve devant un défi de taille : faire face à l’essor tardif du vélo urbain.

Le nombre d’habitants utilisant leur vélo pour se rendre au travail a quasiment doublé ces 7 dernières années, passant de 9 à 17%. Près de la moitié de tous les résidents possèdent désormais une bicyclette.

Crédits photos : Design for HealthnAok0.

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