[Test] Masque anti-pollution City de Respro

[Test] Masque anti-pollution City de Respro

"Protection contre les micro-particules, impression de respirer au frais, positionnement confortable du masque sur le visage et look agressif sur la route. Si la pollution automobile vous gêne, n'hésitez pas…" d'infos

(3.5/5)

masque_anti_pollution_city_respro1Je fais du vélo en ville. Je fais même du vélo principalement à Paris.

Ces deux conditions furent suffisantes pour me demander de tester le masque anti-pollution City de Respro.

A la réflexion, je trouvai ces critères de choix éminemment discriminatoires et fus à deux doigts d'en référer à la HALDE.

Je me ravisai après avoir consulté le site d'Airparif. Il semble en effet reconnu que Paris est soumise à une légère pollution atmosphérique à certaines périodes restreintes de l'année (mauvaise foi parisienne nécessaire pour lire correctement cette phrase).

Raccrochant finalement mon téléphone au nez de Louis Schweitzer (désolé Loulou), je m'emparai du masque City de Respro et filai enfourcher ma machine.

Ma chère ville de Paris est polluée ? Très bien ! Alors à nous deux cher-petit-masque-qui-fais-le-malin-et-qui-me-rappelle-que-je-détruis-mes-poumons-à-chaque-fois-que je-circule-sur-mon-bicloune, montre-moi ce que tu as dans le ventre...enfin dans le nez !

Enfilage

Le masque s'enfile extrêmement facilement. Sa matière extensible en néoprene fait qu'après l'avoir plaqué contre son visage, les deux lanières s'ajustent facilement au niveau de la nuque. Le serre-nez permet par ailleurs d'ajuster le masque de façon à ce qu'il repose correctement sur l'arrête du nez.

A noter qu'après plusieurs usages je me suis rendu compte qu'il y avait possibilité d'optimiser le placement du masque sur le visage en jouant sur l'orientation des lanières velcro situées sur la nuque. En les orientant vers le haut, la pression du masque se répartit mieux sur l'ensemble du visage et empêche le masque de glisser.

Je pédale

Une fois le masque correctement positionné, il ne me restait plus qu'à faire ce que j'aime : pédaler !

1ère observation : le masque ne gêne aucunement la vision ; il nécessite évidemment un temps d'adaptation car lorsque la tête tourne, on peut ressentir une tension dûe aux lanières mais c'est une question de minutes avant de retrouver les sensations habituelles. A noter que je ne portais pas de lunettes ou masque pour protéger mes yeux.

2ème observation : il faudra vous faire au regard des passants car même à Paris, on n'est pas vraiment habitués à voir des cyclistes équipés d'un masque anti-pollution. Equipé de mes vêtements anti-pluie, mon casque, mes bottes et mon masque, j'avais l'impression d'être le résultat d'un croisement génétique entre Dark Vador et Hannibal Lecter. Le point positif est que je suis impressionnant dans mon équipement. Hannibal Lecter sur un vélo, cela a de quoi refroidir l'automobiliste excité ou réveiller le piéton endormi !

3ème observation : à vitesse normale, la respiration se fait correctement. Evidemment je m'entends respirer, et les premières fois c'est un peu surprenant. Cependant je ne ressens pas de gêne à l'effort...tant que celui-ci reste raisonnable. En effet, vu mon parcours à vélo je dois me mettre régulièrement en danseuse pour circuler entre les voitures, relancer ma machine afin de doubler les automobilistes ou accélérer pour passer un obstacle. Et là je dois dire que ce masque m'a dérangé. Il n'est clairement pas prévu pour un pédalage sportif. Au bout de quelques minutes à ce rythme, je n'avais tout simplement plus de souffle et ai dû me rasseoir exténué sur ma selle. Ceci étant dit, pour les plus sportifs, j'ai découvert qu'il existait un masque anti-pollution version sportive. Je n'ai pas pu l'essayer mais je pense qu'il serait plus adapté à mon type de pédalage .

Sur le même sujet  Le covélotaf, inciter au premier coup de pédale

4ème observation : côté pots d'échappement, car là réside l'intérêt principal du masque, je dois dire qu'il procure un vrai confort. Le filtre au charbon actif permet de protéger de nombreuses particules qui ne sont sûrement pas bonnes pour mes poumons et pour ma santé en général. Mais soyons honnête...je n'ai pas pu ressentir les effets positifs à long terme...15 jours de test sont un peu courts, on verra donc cela dans 20 ans ! Par contre, l'effet immédiat est d'ordre olfactif. Une fois le masque posé sur mon nez, j'ai pu dépasser les files de voiture sans aucun désagrément olfactif. C'est un vrai soulagement, une impression de pédaler au frais !

5ème observation : un désagrément est apparu au bout de quelques jours de test: avec un masque sur le nez, il m'était impossible de signaler ma présence ou d'avertir les passants par ma voix (lire: gueuler !). Or il se trouve que la voix est le klaxon du cycliste. Sacré handicap ! Alors avec le masque sur le nez, j'ai appris à plus anticiper et éventuellement à me résoudre à grommeler sous mon masque, en espérant faire un maximum d'effets sur le passant qui traverse sans regarde,r ou la voiture qui déboîte sans clignotant ; je dois avouer que c'est moins efficace qu'un bon vieux coup de gueule travaillé par plusieurs années de pratique...

6ème observation : j'ai testé le masque au cours du mois de novembre et décembre, période à laquelle le froid avait fait son arrivée sur Paris. Or, l'un des petits désagréments qui rendent la pratique du vélo si sympathique est....(roulement de tambour) : la goutte au nez ! Elle accompagne le cycliste comme un vieux camarade, lui rappelant que faire du vélo en hiver est pour les plus vaillants et les plus aventureux. On finit toujours par lui faire un mauvais sort en l'essuyant d'un geste précis et répété. Avec un masque, ce petit exercice devient impossible. La goutte se transforme alors en goutteS, les petites gouttes faisant les grands ruisseaux, je vous laisse présager de l'état de mon nez à la fin du trajet ! Collègues de travail à éviter absolument au moment où vous enlevez votre masque ! :-)

Au final

J'ai eu du mal à m'adapter au port de ce masque lors de mes trajets quotidiens à vélo : la difficulté pour respirer, se signaler par la voix et s'essuyer le nez, ont rendu ces trajets plus difficiles.

Cependant les points positifs sont tout de même appréciables : protection contre les micro-particules, impression de respirer au frais, positionnement confortable du masque sur le visage et look agressif sur la route.

Au final, si la pollution automobile vous gêne, n'hésitez pas un seul instant, le masque anti-pollution City de Respro ou la version sportive répondront à vos besoins sans s'accompagner de désagréments majeurs. Ces produits sont disponibles chez LeCyclo.com.

Sébastien Levaillant
Jepedale.com, objets pratiques et sympa pour le vélo

Notre verdict

[Test] Masque anti-pollution City de Respro
(3.5/5)
Protection contre les micro-particules, impression de respirer au frais, positionnement confortable du masque sur le visage et look agressif sur la route. Si la pollution automobile vous gêne, n'hésitez pas un seul instant.

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