Luxembourg, Sommet européen du Vélo, que faut-il retenir ?

Luxembourg, Sommet européen du Vélo, que faut-il retenir ?

Le vélo (enfin) reconnu comme "moyen de transport officiel".

CQtzYD8W8AAq24C Mercredi dernier s'est tenu le tout premier "Sommet européen du vélo", au secrétariat général du parlement européen à Luxembourg.

Un "conseil informel" qui réunissait des ministres et secrétaires d'état en lien avec le transport. Pour la France, le secrétaire d’Etat en charge des Transports, Alain Vidalies, qui au départ devait se faire représenter, s'est finalement rendu lui-même sur place.

Co-organisé par Violeta Bulc, la commissaire européenne aux transports, le but de se sommet était de construire une vraie politique cyclable à l'échelle européenne, en mettant le vélo au cœur des solutions de déplacement de demain.

CQumUVyWcAAGAxFIl en résulte une déclaration officielle pour le vélo comme "moyen de transport respectueux du climat".

Après avoir profité d'une petite ballade cycliste dans les rues luxembourgeoises (provoquant un petit bouchon au passage), nos chers élus ont rédigés sept points, à l’attention des gouvernements européens, afin qu'ils prennent en compte le vélo dans leurs futures politiques cyclables.

Les voici en substance :

CQtwxm7WEAA2dIn 1. Inclure le vélo dans les politiques de transport multimodal, en mettant l'accent sur le besoin de promouvoir des programmes d'infrastructures et de changement de comportement.

2. Rédaction d'un document stratégique sur le vélo au niveau européen. Un document qui listera notamment tous les bénéfices d'une augmentation de l'utilisation du vélo, ou encore identifiera les différents moyen de financement pour augmenter la part modale du vélo.

3. Mettre en place un centre de liaison qui servira de référence sur la question du vélo, afin de faciliter les échanges de bonnes pratiques entre les Etats membres.

Sur le même sujet  Index Eco-Compteur 2018, le vélo dans le monde est stable, la France progresse

4. Inviter les Etats membres à mettre en place également un centre de liaison au niveau national, en lien étroit avec le centre de liaison européen du vélo.

5. Veiller à ce que les projets d'infrastructure de transport ont pour but de renforcer les réseaux cyclables, au niveau  international, national, régional ou local.

6. Inclure le vélo dans les projets urbains, locaux ou régionaux, autant comme une activité de loisirs que comme un mode de transport efficace.

7. Se servir des meilleurs pratiques cyclables, nationales ou internationales, et des opportunités de co-financement, en collaborant avec les centres de liaison vélo, nationaux et européens, et les autres partis prenants pro-vélo.

CQtxW4yWEAAxsAYBref, de très belles paroles, mais ce qu'il faut globalement retenir, c'est surtout, comme le rappel la déclaration en début de texte, qu'il faut tenir compte du principe de subsidiarité.

Comprendre : Les initiatives pour le vélo restent à l'échelle nationale, l'Union Européenne n'étant présente qu'en simple appui.

Autrement dit, à nous d'interpeller nos gouvernements pour faire bouger les choses... et ce ne sera pas en imposant le casque aux enfants qu'on va y arriver...

Pour l'anecdote, Mikael Colville-Andersen y était également présent. Son agence de design, Copenhagenize, est notamment à l'origine de la bande cyclable de 75m (photo ci-contre), installée à l'intérieur du centre de conférences luxembourgeois.

Merci à Isa du vélo pour ses infos glanées sur le web, et à Violeta Bulc, M. Colville-Andersen, Michael Cramer (Président de la commission européenne du transport) et Kevin Mayne (Directeur du développement de l'ECF) pour leurs photos.

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