[Interview] Cécile & Cédric Ravanel, leur avis sur le vélo urbain

Si vous êtes cycliste urbain mais également pratiquant VTT, vous avez assurément entendu parler de ce couple de compétiteurs que sont les Ravanel.

Ensemble au travail comme dans la vie, ils partagent celle-ci sur les différents circuits professionnels du monde du vélo tout-terrain. Les deux affichent un palmarès assez sympathique, vice-champion du monde 2004 pour Cédric et Championne de France 2008 pour Cécile.


Elle, originaire du Var, monte sur un VTT depuis l'âge de 14 ans. Lui, savoyard, est venu au vélo un peu par accident ... de ski, le vélo lui ayant été conseillé pour la rééducation. Il n'en est plus jamais descendu.

Weelz les remercie d'avoir eu la sympathie de nous livrer leur point de vue sur le vélo urbain.

Weelz : Bonjour à tous les deux ! Présentez-vous en quelques mots :

Cécile & Cédric Ravanel : Nous sommes tout les deux professionnel VTT au sein du Team International GT/SKODA/CHAMONIX.
Cela fait plus de 10 ans que nous pratiquons ce sport en compétition. Membre de l’équipe de France Olympique depuis 11 ans.

Weelz : Vous l'avez-vu, Weelz prône le déplacement à vélo. Quel regard portez-vous sur le développement du vélo urbain aujourd'hui ?

CCR : Je crois que nous rentrons dans un nouvel air ou le développement durable et l’écologie n’est plus mis de côté par notre système économique. Il fait maintenant parti d’un nouveau créneau qui vise a rendre les villes plus accessibles et moins polluées.

Weelz : Vous arrive-t'il de vous déplacer ainsi ? (as-t'on la chance de croiser les Ravanel chercher leur pain le matin !?)

CCR : C’est assez rare de nous voir sur des vélos de ce type puisque nous avons la crème des crèmes en ce qui concerne le deux roues. Je dois dire que le confort précaire et le poids imposant de ce type de vélo urbain nous amène à nous déplacer avec nos montures de moins de 9 kilos et suspendues (des GT Zaskar pour info (photo ci-contre)).

Toutefois il nous arrive de nous déplacer avec des vélos urbains lorsque nous sommes à l’étranger, pour visiter les grandes villes et profiter de l’architecture des centres-ville sans stress et avec aisance. (Pour ce qui est du pain nous n’allons pas bien loin puisque nous avons une machine pour le faire !)

Weelz : De par votre métier, vous voyagez beaucoup. Voyez-vous des différences entre la France et les autres pays sur ce point  ?

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CCR : Oui énormément de différences !!! Nous avons passé quelque jours à New York et rien a été prévu pour les vélos, mis à part dans Central Park ! Les locations sont sauvages et si j’ai un conseil à donner : Louer votre vélo à l’intérieur du Park et pas en périphérie car bien trop chère !

Montréal que nous avons visité en long, large et travers possède un parc de vélo urbain, et le calme du continent Nord Américain est un vrais régal. Que se soit à NY ou Montréal, toutes les personnes au volant sont zen et c’est vraiment sécurisant de rouler vélo, à l’inverse de la France ou le stress est omniprésent et pousse certain chauffard à être dangereux vis-à-vis des deux roues.

Weelz : Du vélo urbain à l'écologie, il n'y a qu'un pas. Vous êtes des athlètes professionnels. L'impact écologique est-il pris en compte par les organisateurs lors des compétitions ?

CCR : Malgré le fait que nous sommes obligés de prendre l’avion pour les longs déplacements nous réduisons nos courts trajets en voiture pour les remplacer par le vélo. Sur les compétitions internationales et nationales nous voyons naitre depuis deux ans des changements qui vont dans le bon sens.

À l’international, les courses sont ouvertes par des motos électriques et en France nous avons l’obligation de jeter nos déchets de barre énergétique et bidons dans des zones prévues à cet effet sous peine de disqualification.

Weelz : Et enfin dernière question : Rendre le port du casque obligatoire en ville fait beaucoup débat. Un avis sur ce point ?

CCR : Absolument, pour avoir fracassé un bon paquet de casques sur les sentiers, la route et même contre des voitures. Je dois dire que c’est devenu indispensable même pour un court trajet. Je le porte en ski et en vélo.

Les fabricants ont prévu un éventail de formes et de couleurs pour que ce qui protège notre vie au quotidien soit des plus esthétiques.

Interview du 7 Janvier 2011.

Cécile et Cédric viennent donc tout juste de monter une nouvelle team de Cross-country avec la marque GT, après quelques années de service auprès de Lapierre. Nous leur souhaitons bonne route (ou plutôt chemin), sur les compétitions comme dans la vie !

A voir également :
> Une interview du couple par VarMatin.
> Une vidéo du couple à l'œuvre.

Crédits photos : Carola Czernecki.

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