GTJ Ep. #1 | Pédaler dans les hauteurs des Montagnes du Jura, avec Bergamont

GTJ Ep. #1 | Pédaler dans les hauteurs des Montagnes du Jura, avec Bergamont

Trois jours pour traverser le Parc Naturel du Haut-Jura

Est-ce un effet d'optique ? Le rendu des verres de nos lunettes ? La chaleur provoquant une illusion ? En ce début du mois d'août 2020, la colorimétrie des Montagnes du Jura nous paraît presque irréelle. Toutes les teintes sont exacerbées par ce mélange de minéral et de végétal. Le vert éclatant des pâturages se mélange à celui plus profond des arbres aux essences variées. Le soleil radieux traverse les cieux d'un bleu incroyable pour finir leur course dans les eaux émeraudes des lacs. Les Montagnes du Jura vous accueillent dans un festival de nuances.

Découvrez notre vidéo issue de ce reportage vélo ci-dessous. Continuez votre lecture juste après.

La veille, nous étions à Paris, Gare de Lyon. En quelques heures de TGV, le contraste est saisissant. Ce matin-là, nous quittons Pontarlier, sous-préfecture du Doubs. Objectif : partir à la découverte de la Grande Traversée du Jura Cyclo. Ce périple doit nous mener jusqu'à Bellegarde-sur-Valserine. Durant trois jours, nous allons traverser du nord au sud le Parc Naturel du Haut-Jura en passant par trois départements : le Doubs, le Jura et l'Ain. L'itinéraire officiel de cette GTJ Vélo s'étend de Montbéliard jusqu'à Culoz. Vous pouvez retrouver toutes les infos dans notre précédent article.

Jour 1, de Pontarlier à Foncine-le-Haut

A peine quitté la capitale de l'absinthe (nous n'en avons pas bu) et déjà une cote à plus de 15% nous cueille à froid. Mais ce premier dénivelé vaut le coup d'oeil. Le point de vue depuis la petite chapelle de l'Espérance est superbe sur la ville de Pontarlier et les collines environnantes. Ce point marque également l'entrée dans le massif forestier que se partage les communes de Pontarlier, Granges-Narboz et Oye-et-Pallet. Il est tôt mais il fait déjà chaud. La France est en pleine alerte canicule. Sur cette vaste zone anticlinale qui culmine à plus de 1000 mètres d'altitude, la fraîcheur est la bienvenue. Les odeurs avivées par l'humidité matinale se mélangent aux parfums des fougères et aux essences de pin.

Bergamont Grandurance

Nous réalisons ce reportage en partenariat avec le fabricant Bergamont, qui nous a confié deux modèles Grandurance, un 6 et un RD 5. Pour ce que nous nous apprêtons à faire sur la GTJ, un enchaînement de route avec parfois quelques sentiers et chemins gravillonneux, ce type de vélo est idéal. Le modèle Grandurance est un vélo gravel, dont la polyvalence accepte avec plaisir et confort un usage en mode vélo tourisme sportif. Question équipement, mon collègue Jérôme est équipé d'un set classique de sacoches Vaude Aqua Back Light sur porte-bagages. Quant à moi, j'embarque un set complet de bikepacking de la marque anglaise Restrap.

Durant mes repérages juste avant ce reportage, j'avais décelé un point de vue intéressant. En redescendant par un sentier, nous atterrissons à flanc de falaises. Celles-ci dominent le lit du Doubs s'écoulant une soixantaine de mètres en contrebas. Le point de vue est sublime. De l'autre côté de la vallée, l'impressionnante forteresse du château de Joux surplombe la cluse de Pontarlier. Au loin, on distingue les plis jurassiens caractéristiques de la région et le lac de Saint-Point vers lequel nous nous dirigeons.

"La progression est lente. Pas tant à cause du dénivelé mais plutôt des paysages [...] on ne sait plus où donner de la caméra"

La progression est lente. Pas tant à cause du dénivelé mais plutôt des paysages. Entre les petits chemins à travers la forêt, les points de vue dominants et les villages typiques traversés, on ne sait plus où donner de la caméra. Après avoir dévalisé la boulangerie de Oye-et-Pallet et vidé le stock de tarte au Comté (évidemment), nous faisons une halte déjeuner au nord du lac de Saint-Point. Long d'environ sept kilomètres pour une moyenne de 800 m de large, ce lac glaciaire est l'un des plus vastes lacs naturels de France. Le Doubs le traverse. Ses eaux turquoises semblent être un endroit prisé pour la baignade et autres activités aquatiques.

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"Les troupeaux de Montbéliardes nous regardent passer en silence"

Nous continuons notre route en longeant le lac sur plusieurs kilomètres, tantôt prenant de la hauteur, tantôt près de ses berges. Nous croisons quelques cyclosportifs retraités en jersey. Cet après-midi là, le trafic motorisé est faible. Le calme règne sur les petites routes que nous empruntons. Les troupeaux de Montbéliardes nous regardent passer en silence. Ces dames en robe pie rouge sont impassibles. La légende raconte que plus elles voient passer de cyclistes, meilleur est le Comté issu de leur lait…

Après le lac de Remoray, dans la continuité de celui de Saint-Point, le dénivelé augmente gentiment. Plus loin, nous passons le village de Mouthe pour nous diriger vers la source du Doubs. La rivière qui a donné son nom au département prend ici sa source sous forme de résurgence depuis un siphon d'une profondeur de 55 m. Des profondeurs de la terre surgit une eau cristalline … et glaciale. Température entre 5 et 6°C. Je décide d'y mettre les pieds pour me rafraîchir, mais ne les y laisse pas longtemps. Cela étant dit, la fraicheur de l'eau fait du bien alors que la température de l'air approche les 30°C.

Encore quelques petits villages typiquement jurassiens à traverser et nous arrivons à la fin de notre première étape. Direction Foncine-le-Haut et l'Auberge de la Rivière après une étape assez tranquille de 52 km pour 800 mètres de dénivelé.

Itinéraire du Jour 1 de notre GTJ Vélo 2020

Fin de la première étape de notre périple dans les Montagnes du Jura.
La suite au prochain épisode !

Ce reportage a été réalisé en partenariat avec la marque Bergamont, et avec le soutien de la Destination Montagnes du Jura ainsi que de l'association Grandes Traversées du Jura.

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