COP27 - Dorothée, 72 ans, de Stockholm à Charm el-Cheikh à vélo pour le climat — Weelz.fr
COP27 - Dorothée, 72 ans, de Stockholm à Charm el-Cheikh à vélo pour le climat

COP27 – Dorothée, 72 ans, de Stockholm à Charm el-Cheikh à vélo pour le climat

Une grand-mère de 72 ans qui parcourt plus de 8 000 kilomètres à vélo électrique pour vous remonter les bretelles, ça a de quoi foutre les j'tons ! Dorothée Hildegrandt s'est lancée dans cette aventure fantastique depuis sa Suède natale pour montrer l'exemple et rejoindre la COP27 à Charm el-Cheikh.

De l'action à vélo contre l'inaction écolo !

Notre mamy a rejoint à vélo l’Égypte et la COP27 pour le prouver : quand on veut un changement écologique, on peut ! Pendant 4 mois, elle a éveillé les consciences. Les responsables politiques qui se sont entendus pour soutenir les pays en voie de développement, sans vraiment agir sur la réduction des énergies fossiles, ont-ils entendu le message de notre mamy ?


Et si la COP28 était rallié par des responsables politiques à vélo ? Dorothée Hildegrandt, cette mamie suédoise de 72 ans y serait pour quelque chose. Exaspérée par l'inaction climatique, symbolisé par les trajets en jets privés des "grands de ce monde", elle a décidé de rallier à vélo Stockholm à Charm el-Cheikh pour remuer la COP27. Cette ancienne femme de ménage est partie le 1er juillet pour réaliser son périple, afin d'arriver dès le lancement de la grand messe. 8 200 bornes et quelques péripéties plus tard, elle a montré par son action que tout est possible.

Dorothée avait déjà rallié l’Écosse à vélo pour la COP26. Elle avait 71 ans.

C'est après la COP26 en Écosse que Dorothée a décidé de passer à l'action. Elle en est convaincue, le vélo est une option non négligeable pour contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, elle a donc enfourché une arme de promotion écologique massive : son vélo à assistance électrique. Alors que nous vous parlions déjà il y a un an dans cet article des effets positifs de la bicyclette lors de cette précédente convention au sommet, la septuagénaire a souhaité éveiller les consciences grâce à son périple.

Pendant que certains lobbyistes sapent une transformation écologique nécessaire, la retraitée pense à l'avenir de ses petits-enfants. Malgré la création d'un collectif "Grandmas for future" et plusieurs pétitions, elle souhaite aller plus loin. Son passé d'activiste et son périple en Égypte démontrent bien que ces questions sont l'affaire de tous. Suivons-là de plus près.

Un périple à vélo d'une mamie sous pression

Le périple de notre baroudeuse de 72 ans a de quoi impressionner. Avec une moyenne de 80 kilomètres par jour, elle a traversé pas moins de 17 pays, seule ! Ses quelques pannes de frein et de batterie lui ont surtout permis de "rencontrer des gens formidables". Elle qui expérimente depuis plusieurs années les sites collaboratifs de voyage (découvert sur son blog), s'est vu soutenue par de nombreuses personnes. Que ce soit pour être hébergée, nourrie ou aidée à réparer son vélo, "mamie Dorothée" a entrainé une sacrée chaine de solidarité lors de ce voyage à vélo jusqu'à la COP27, pour lutter contre l'inaction écologique.

"Ça n’était pas toujours confortable, mais c’est comme pour le réchauffement. Même si l’idée de changer nos modes de vie parait inconfortable, on peut le faire, et on doit le faire, c’est juste une question de volonté."

Dorothée Hildegrandt

Un tel exemple est inspirant, à la fois pour les possibilités qu'offrent la pratique des mobilités actives pour une très large tranche d'âge ; mais aussi pour la manière de voyager. Dorothée nous dresse un parallèle convaincant : "Ça n’était pas toujours confortable, mais c’est comme pour le réchauffement. Même si l’idée de changer nos modes de vie parait inconfortable, on peut le faire, et on doit le faire, c’est juste une question de volonté."

Un aller-retour à la COP27 comme action symbolique et écologique ?

Qui pourrait afficher un tel sourire à la sortie de la COP27, après plus de 8 000 kilomètres ?

Dorothée promène sur son vélo, devant le porte-bagage avant, une pancarte : "Je pédale pour le futur et pour la paix". Nos politiques, vu les accords décevants passés à la clôture de la COP27, pédalent eux dans la semoule. Notre mamie suédoise cristallise à elle seule les frustrations que nous pouvons ressentir lors de ces rassemblements internationaux. Est-ce que nos actions, si symboliques et futiles soient elles, peuvent participer à un vrai changement de fond ?

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Peu importe la réponse, Dorothée a quant à elle un trajet retour à effectuer. Pour ses petits-enfants, pour sa conscience, pour les valeurs qu'elle transmet. Car il ne s'agit pas de s'afficher à l'entrée de la COP27 pour faire une photo et rentrer au plus direct. Il faut s'attaquer frontalement au sujet. Alors pourquoi pas librement et tous à vélo ? Pour peut être éviter à nos grands-mères de changer des chambres à air en pleine zone désertique ? À bon entendeur, faisons vite !

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