Baromètre vélo FUB 2019, une cartographie des points noirs vélo en France

Baromètre vélo FUB 2019, une cartographie des points noirs vélo en France

Un outil de communication vélo parfait avant les Municipales 2020

Le questionnaire du baromètre vélo de la FUB a fermé ses portes ce 30 novembre. Il faudra un peu de temps pour exploiter complètement les résultats, mais les premières indications sont déjà intéressantes.

Le nombre de réponses pour commencer, 184000 personnes ont répondu, contre 113000 en 2017. Il s’agit d’une progression spectaculaire qui accroît la crédibilité de la démarche de la FUB, et permet d’atteindre le seuil de 50 réponses dans des communes plus nombreuses (715, contre 316 en 2017).


La démarche a également mûri puisque certaines données issues des réponses sont déjà rendues publiques sous la forme d’un outil cartographique,

Cette partie du questionnaire concernait les points noirs pour la circulation cycliste et les axes problématiques. Grâce au travail de Laurent Nison et Bruno Adelé (Ndlr: Le montpelliérain derrière le hashtag #jesuisundesdeux), une carte s’appuyant sur les remontées d’information est accessible, Elle permet de visualiser les points noirs et les axes nécessitant des améliorations au niveau des aménagements.

Ce qui saute aux yeux au premier abord, ce sont les points noirs. Ils sont placés sous formes de petits points bleus avec un halo plus grand en fonction du nombre de remontées. On identifie immédiatement les gros ronds points en sortie de voies rapides.

A Lille, on identifie très vite les intersections les plus difficiles, En bas, le rond point des postes…
A Paris, les ponts sur la seine sont une autre source d'angoisse

Un cycliste qui cherche un itinéraire pourra utiliser ces points noirs pour identifier les endroits à éviter, ou à passer avec la plus grande prudence.

On trouve également des indications de couleur (jaune orange ou rouge) permettant de repérer les axes qui selon leurs utilisateurs, nécessitent une attention particulière. Le code couleur permet de repérer les endroits regroupant le plus grand nombre de remontées, en jaune.

A Amiens, la rue saint Fuscien, ou la rue du général concentrent plus de remontées

Dans les villes plus petites, le nombre de réponses moins élevé rend la lecture de la carte moins facile, on retrouve à nouveau les zones d’échange automobile, mais la carte est moins explicite, elle sera à compléter avec les données textuelles qui ont été associées.

La poche (vélo) de Dunkerque

Si on prend l’exemple de Dunkerque, rares sont les axes qui ont obtenu plus de 2 ou 3 remontées. Alors la carte est terne, sans axe qui ressort particulièrement.

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Un outil qui pèsera dans un contexte électoral ?

"Dans les grandes villes, les informations [...] pourront servir à interpeller les candidats"

Nantes

Je vais faire une réponse normand : « ptet ben qu’oui, ptet ben qu’non... » Dans les grandes villes, les informations sont remontées en assez grand nombre pour avoir une lisibilité immédiate. Elles pourront servir à interpeller les candidats afin de clarifier leurs intentions en terme de développement du vélo.

Dans les villes plus petites, le nombre de réponses risque d’être insuffisant pour être réellement pris au sérieux par les candidats. Si ces derniers ne sont pas déjà un peu sensibles au sujet, il balaieront la question d’un revers de main.

Quant aux 30000 communes qui n’ont pas d’informations, Le questionnaire ne permettra pas d’appuyer des initiatives pro-vélo. Ces zones peu denses n’ont pas moins de problèmes que les zones denses, mais questionnaire de masse ne peut pas faire ressortir ce genre de difficultés.

Qu’on ne s’y trompe pas, les critiques exprimées plus haut n’empêchent pas de voir ce baromètre et les outils qui y sont associés comme une excellente nouvelle.

"un énorme intérêt en terme de communication"

Cette édition conforte le diagnostic qui avait été fait en 2017 : les cyclistes commencent à avoir un impact dans le débat, même si celui ci reste limité. Cet outil permettra aux associations ou aux municipalités de confronter leurs connaissances avec des remontées de terrain. La base de données constituée pourra influencer des décisions lors de travaux de réfection.

Ce premier outil, indépendamment de ces qualités technique, a surtout un énorme intérêt en terme de communication. La presse s’en empare pour faire des articles, ça donne de la visibilité au travail effectué. Ça ne peut qu’être positif pour obtenir des améliorations à l’avenir.

La cartographie est disponible ici. Profitez en pour faire des screens et interpeller vos candidats.

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