À Paris, le cycliste urbain respire (mieux) …

airparif_veloDans tous les cas, mieux que les automobilistes. C'est le résultat d'une étude réalisée par AirParif dont on parle beaucoup ces derniers jours sur la toile.

C'est à l'aide d'un tricycle, bardé de capteurs, que les scientifiques de l'association ont mesuré, durant l'été 2008, les deux principaux polluants auxquels le cycliste parisien est soumis : le Dioxyde d'azote ainsi que les particules en suspensions dans l'air (usure de la chaussée, résidus de plaquettes de freins...).
Le capteur était situé au même niveau que le nez du cycliste. Le vélo était équipé d'une caméra vidéo au cintre, afin de faire la corrélation entre la pollution et la situation rencontrée.


Le résultat de cette étude est donc parlant : dans un même environnement, c'est le cycliste qui est le moins soumis à ces divers polluants, notamment sur les pistes cyclables et les couloirs de bus, où les taux de particules dans l'air sont les plus faibles, tandis qu'ils sont plus élevés lorsque le cycliste est inséré dans le flux de circulation.

Toutefois, des "pics" de pollution sont rencontrés lorsque vous vous faites dépasser par un taxi ou un bus dans son couloir, ou bien encore au feu vert lors du redémarrage des véhicules à proximité.

À voir, ce reportage réalisé par Cap24, où l'on peut entendre des interviews de Philippe Lameloise, Directeur d'AirParif, et de Christine Lambert, Présidente de "Mieux vivre à vélo" :

Avec cette étude a également été réalisé une mesure de la pollution à laquelle sont soumis les professionnels du cycle en ville, à savoir les coursiers (en collaboration avec la société "La petite reine"). C'est assez drôle, car les locaux de cette société étant situés dans un parking souterrain, c'est dans ce parking que les mesures de polluants ont été les plus élevées. Toutefois, il s'avère que les "bike messenger" parisiens sont extremement soumis à la pollution de l'air dans la capitale (3x plus que les taux relevés par les bornes d'AirParif).

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Au final, il faut surtout préciser une chose à la suite de cette étude. Et c'est le docteur Patrick Le May du Service de Santé au Travail qui nous en parle : "Attention, rouler à vélo est bon pour la santé ! Il y a plus de bienfaits à faire du vélo, même dans des conditions polluées, qu'à rester sédentaire. Cela développe les capacités cardiaques, respiratoires et musculaires..."

> Site officiel AirParif.

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