23JUIL Hybrid2, Le VLS qui alimente les transports publics
Tout cela n'est encore qu'à l'état de concept (mais un prototype existe) et est sorti du cerveau de Chiyu Chen, étudiant du Royal College of Art de Londres. Son idée est de développer un système qui permettrait d'emmagasiner l'énergie cinétique produite lors de l'utilisation d'un vélo en libre-service, de la stocker, pour ensuite alimenter électriquement le réseau de transport public hybride une fois le vélo revenu à sa borne.
Afin d'emmagasiner le maximum d'électricité dans des "ultracapacitors" en essayant d'en perdre le minimum, son système récupére l'énergie produite par le cycliste en roulant, mais également celle produite en freinant.
Mais son concept ne s'arrête pas là . Considérant qu'il faut récompenser le cycliste qui a fourni des efforts, un écran situé sur le cintre indique la quantité d'énergie générée lors de l'utilisation. Une fois arrivé, vous insérez votre carte personnelle (sur une base de puce RFID) dans la borne et celle-ci vous crédite d'autant de points que de watts délivrées. Grâce à cela, vous obtenez la possibilité d'utiliser gratuitement le réseau de bus auquel vous avez participé à l'alimentation en électricité. Plutôt malin, non !
Ce magazine, qui nous parle également du concept de Chiyu Chen, reste assez sceptique quand à la viabilité d'un tel système et s'est amusé à un calcul rapide : En prenant un vélo d'environ 10 kgs (ce qui déjà est léger!) et en calculant une vitesse moyenne de 10 mètres par seconde, si l'on considère la physique de base, il s'avère que la quantité d'énergie cinétique produite en une seconde serait de 500 joules.
Pas mal. Mais il faut aussi considérer que les condensateurs puissent capter 100% de l'énergie produite, sans perte, ce qui actuellement n'est pas possible, notamment à cause de la chaleur et d'autres facteurs. Au final, l'énergie produite représenterait 1/100ème de la combustion en essence d'un bus classique...Autant dire que pour que le système fonctionne réellement, il faudra une utilisation massive et surtout régulière de ces vélos.
Dans tous les cas, je trouve ce concept particulièrement ingénieux et visionnaire. Imaginez une grande ville équipé d'un réseau très dense de ce système. L'ensemble des utilisateurs cyclistes qui alimentent en électricité le réseau de transport en commun ! Je crois qu'en politique, on appelle cela de la démocratie participative... (Et tout cela sans la moindre émission de Co²).
A voir sur YankoDesign, une vidéo du prototype de ce concept, présenté par Chiyu Chen lui-même (avec d'ailleurs un ingénieux système de blocage du guidon sur la borne).
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Discussion
Une fois n'est pas coutume, on commence la semaine avec quelques infos "vélurbaines", vu et lu ça et là sur la toile :
Ce qui a fait l'actualité du vélo urbain durant cette semaine...
Après vous avoir narré les origines de machines telle que le Grand-bi Penny farthing, le Kronan ou encore, plus proche de nous, le Raleigh Chopper, c'est à l'histoire d'un autre engin aux origines de la petite reine que l'on connait aujourd'hui que s'est intéressé Weelz cette semaine : La Michaudine.
Chambéry : 2010, année du vélo.
Toute l'actualité du vélo urbain, c'est ici (...et pas ailleurs)...
Certains d'entre-vous se contentent de lire, avec assiduité et engouement je l'espère (!), les articles parus ici-même dans ces colonnes. Mais d'autres lecteurs, comme Jazz, ont une envie plus forte de nous faire partager leur passion, celle-la même qui vous fait monter sur une selle chaque matin.













16:48
Ingénieux et visionnnaire ???
En admettant des rendements extraordinaires, il faudrait se mettre à plus de 4 bons cyclistes pour déplacer un équivalent de passager de bus, sans compter que sur le principe, un vélo qui freine pour créer du courant risque d’aggraver le problème des bornes d’altitude plus vides que celles plus basses.
La comparaison avec la « Démocratie » est assez intéressante, surtout lorsque l’on considère une majorité qui se crève à pédaler pour qu’une minorité se laisse porter.
En fait, pourquoi laisser les vélos en libre service, autant les accrocher au sol dans une cave, ca ferait toujours ca de place en plus pour les voitures, du boulot pour les chômeurs, moins de transport pour aller bosser, etc … parce que là avec les meilleurs générateurs et les meilleures batteries du moment, il faut 3 bons cyclistes QUI NE SE DÉPLACENT PAS et qui pédalent à toute force pour produire 400W, c’est à dire tirer une personne de 80kg et son vélo de 20kg à une vitesse moyenne de 25km/h en ville (et on est encore loin de la consommation d’un autobus)
Les lois de la physique laissent peu de place une prospective énergétique résolument optimiste (naïve ?), sans changement plus radical des forces en présence. Un objectif de 10% des transports à vélo en ville est à la fois optimiste (compte tenu de la part actuelle) et dérisoire au regard des millions de tonnes d’acier mobile que représentent les 90% qui restent.
Je roule avec un vélo électrique (dans Paris), et beaucoup de gens me demandent s’il se recharge en pédalant
L’objectif est d’être aidé dans les montées (compte tenu du sur-poids moteur-batteries), et l’on ne peut pas espérer plus de 10% de retour d’énergie en descente ou au freinage sur un trajet urbain.
Conclusion: avec l’excédent énergétique d’un vélo électrique, on alimente 1/10eme d’un autre vélo électrique. C’est une loi de marché qui ne mènera pas loin, même en doublant le rendement …
16:58
Sur la vidéo, on voit une chouette dynamo qui va bien cracher dans les 4 à 5W, donc tous les 1000 km de vélo, j’ai droit de faire démarrer un bus électrique pendant 30 secondes … ou un métro sur 0,02 secondes ?
Ca laisse de quoi souffler pour les 1000 prochains kilomètres …
8:22
Ce projet ne tient pas la route une seule seconde. Cet étudiant du « Royal College of Art » devrait prendre un cours « Physics 101″.
Avec une telle débauche d’énergie (mécanique) utilisée dans nos sociétés occidentales, la plupart des gens n’ont aucune idée des quantités mises en jeu.
Les chiffres donnés dans les commentaires ci-dessus montrent bien ce qu’il en est concrètement.
10:16
Merci pour vos éclaircissements ! Personnellement, je faisais partie de ceux qui étaient au fond de la classe pendant les cours de physique !
Ce projet me paraissait pourtant prometteur, bien qu’il me laissait aussi un peu sceptique, d’où la citation du calcul fait par le mag anglais SciPop.
20:32
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