22JUIN
[Test] Btwin Triban Road 5
Un très bon rapport qualité/prix pour un sportif urbain agréable.
Présent dans la gamme du fabricant nordiste depuis déjà quelques années, le Triban à su se faire une belle place auprès d’un public très large, du fait que dans sa gamme, ses équipements diffèrent de manière à pouvoir coller à différentes pratiques, Triban Road, Triban Trail…(Il suffit de se balader quelques minutes en centre-ville pour le constater).
Voici donc un test du Triban Road 5 2009, avec lequel j’ai parcouru environ 300 kilomètres sur 2 mois.
Design
Avant de donner les 1ers coups de pédales, on observe. Je me souviens de l’arrivée des 1ers modèles Triban dans les magasins Decathlon, il y a de cela plus de 7 ans maintenant. Déjà , le design élancé de leur cadre avait immédiatement séduit le public.
Ce modèle 2009, bien qu’arborant une déco très (trop) sobre, ne déroge pas à la règle. Sa ligne est plaisante et donne d’emblée une impression de vivacité. Dommage que la fourche paraisse si frêle par rapport à l’ensemble du vélo. Voyons ce que tout cela donne sur l’asphalte…
On the road again
Dès les 1ers tours de roues, à basse allure, on est séduit par le confort et la facilité de pédalage. La position est bonne, ni trop en avant comme sur un routier, ni trop en arrière « à la hollandaise ». Le pied se positionne aisément sur les pédales plates-formes. En fait, au bout de plusieurs trajets, l’un des principaux reproches que je pourrais faire à ce Triban Road 5, c’est le manque cruel de rigidité de son cadre. Lors de relance assez vives, on sent bien que l’alu 6061 reste encore trop flexible. Heureusement, que la fourche rigide, elle en acier CrMo, compense légèrement cet effet.
Puisque l’on est dans l’énumération des quelques défauts de cette monture, parlons du freinage. Celui-ci est beaucoup trop mou à mon gout, et manque terriblement de puissance. Dommage pour un urbain à vocation sportive… Je me suis fait à deux reprises des petites frayeurs, lors de freinage d’urgence. Les leviers, quant à eux, donnent une impression trop « cheap » et auraient mérité une qualité un cran au dessus. On peux d’ailleurs se poser la question de l’intérêt du frein à disque mécanique Tektro à l’avant, qui n’apporte vraiment rien de plus (argument marketing vous avez dit…?).
En revanche, bon choix de pneumatiques. Les Schwalbe Kojack révèlent un comportement très sain sur le bitume sec, avec une excellente adhérence, même lors de prise d’angle assez rapide. Attention toutefois aux chemins gravillonneux ou sablonneux. Bien sûr, on pourra leur reprocher un manque de polyvalence, notamment sur sol humide où il vaux mieux ne pas faire le malin, mais le choix d’une monte de pneus slick sur ce type de vélo s’avère somme toute assez logique. A noter qu’ils ont été remplacé depuis peu par des Marathon Slick.
Bon point également pour les jantes qui, bien que manquant de légèreté, sont assez rapides tout en étant suffisamment robustes pour encaisser petits escaliers ou descentes de trottoirs (j’avoue ne jamais être très tendre avec mes vélos à ce niveau-là !).
Pour le reste des composants, pas grand chose à dire de plus, c’est du classique moyenne gamme. Petit plus pour le choix du pédalier Truvativ Five D, rigide et costaud,. En revanche, une peinture de cadre beaucoup trop fragile pour un vélo à vocation urbaine. Les nombreuses accroches au mobilier urbain ont été rapidement à l’origine de plusieurs griffures, dommage… Autre point négatif : le montage des gaines. Fait « à la va-vite » à l’aide de simple colliers rilsan, ceux-ci se sont balader et ont failli me faire chuter, la gaine trop lâche située sur les bases s’étant prise dans la manivelle ! Attention, messieurs les monteurs !
Le cœur
Je ne peux pas m’arrêter ainsi sans vous parler de ce qui est, au final, le principal atout de cette monture urbaine, à savoir le système Sram Dual Drive. Le principe : un seul plateau, 8 pignons…et 24 vitesses (existe aussi en 27 vitesses). Le système simule en fait l’équivalent de 3 plateaux, intégrés à l’intérieur du moyeu de la roue arrière. Sur le cintre, pas de commande à la main gauche, tout se fait de la main droite : poignées tournantes pour le changement de pignon, et une manette située juste au-dessous pour le changement de « plateau ».
Principaux avantages : la possibilité de changement de vitesse à l’arrêt, un entretien moindre et plus de croisement de chaine. Sram nous apprend sur son site que « une importante équipe de 25 ingénieurs à travers le monde a travaillé pendant 2 ans sur ce projet » ! Woua, quand même ! Au dire de Sram, le système est même plus léger de 250 grs qu’un ensemble avec dérailleur standard (à vérifier). Néanmoins, le poids étant rebalancer vers l’arrière, cela pose tout de même un petit problème d’équilibrage du vélo.
Plutôt habitué aux transmissions classiques, j’avoue avoir mis quelques kilomètres avant de m’habituer à la manipulation. Mais même si je n’ai jamais réussi à retrouver les sensations que peuvent procurer un ensemble classique plateaux/pignons, j’ai été dans l’ensemble assez satisfait de son utilisation. On prend assez vite l’habitude le changement de « plateaux », à un feu rouge ou bien lors d’un stop net, par exemple l’arrivée sur un rond-point qui ne vous a pas laissé le temps d’anticiper votre braquet. Un simple coup de gâchette, et votre vitesse est passée.
Bien sûr, c’est clairement moins rapide et nerveux que les passages de vitesses des système Nexus ou encore Alfine, mais on ne se situe pas dans le même budget. En fait, si je peux faire un reproche, c’est qu’en comparaison d’un système classique, avec ce système au quotidien, on hésite toujours sur quel bon braquet se positionner. Dual Drive position medium, et le plus petit pignon pour une zone plate, ou bien passer la position « rapide » et monter de quelques pignons…on reste toujours un peu dans le flou. Cela dit, c’est typiquement le genre de système qui ravira les cyclistes désireux d’avoir une monture simple d’utilisation.
La satisfaction d’utilisation est toutefois à relativiser, compte-tenu qu’il a fallu à plusieurs reprises repasser le Triban sur le pied d’atelier, le système ayant la fâcheuse tendance de se dérégler assez facilement. Heureusement, le réglage est assez rapide à appréhender. La « clickbox », la pièce qui relie le câble au moyeu, est pourvue d’une zone transparente qui vous permet de visualiser et donc de régler le bon alignement du système. Pas besoin donc de sortir l’armada de votre trousse à outils, le réglage de la vis de tension peut suffire.
Au final…

Bien entendu, tout les défauts que vous avez pu lire ci-dessus sont à relativiser, compte-tenu du tarif assez bon marché de ce vélo, 369 €. Le rapport qualité des composants / prix de l’ensemble est on ne peux plus correct.
Les Plus
- Design sympa et sobre
- Sram Dual Drive
- Pneus Schwalbe
- Jantes robustes
- Bonne position de conduite
- Tarif
Les Moins
- Manque de rigidité
- Peinture fragile
- Freinage mou
- Quelques composants trop bas de gamme
Le Road 5 satisfera le cycliste souhaitant une monture simple, sympathique visuellement sans pour autant trop attirer l’attention dans les rues, et avec des composants fiables, même si certains auraient mériter une gamme au-dessus, notamment au niveau du freinage. Tout cela n’est de toute manière qu’une affaire de compromis. Decathlon à depuis toujours souhaité s’adresser à un public très large, et pour cela, le Triban Road 5 répond parfaitement à la demande, les puristes pourront toujours voir dans ce modèle une bonne base évolutive.
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Discussion


















14:47
Upagrade? Ca me parait difficile, etant donné que tu constate par toi même dans le test que le cadre manque de rigidité. Ce qui induit une usure assez « rapide »
Mais pour moins de 400€, faut pas trop chipoter! A copnsilelr donc à ceux qui débutent!
14:55
@Fanfoué – Il faut absolument que tu changes ton clavier
Blague-à -part, comme tu le dit, ce vélo est plutôt destiné à un public « débutant », pas ou peu exigeant. Pour cela c’est un très bon vélo.
Pour info, il semblerait que Btwin ne souhaite pas continuer ce modèle l’an prochain, faisant un peu double emploi avec les nouveau modèles Formes.
21:37
Il est dommage de constater que Décath n’a pas vraiment tenu compte de certaines critiques formulées depuis 2005 sur un certain forum où se balad(ai)ent pourtant régulièrement des salariés du groupe… la peinture est toujours bas de gamme, le disque méca Tektro est maintenu… bon, l’avantage étant qu’on peut mettre un Avid Ballbreaker facilement, certes.
Pourtant, le grand retour de la fourche rigide sur le road 5 est au moins en partie du aux nombreux retours négatifs sur le forum, donc certains points de vue ont été pris en compte
Merci pour le test exhaustif, j’ai fait un lien chez nous
9:11
Merci pour le lien LCF !
19:45
J’ai eu un Triban cinq vitesses comme vélotaf durant quelques années et j’ai descendu trois pédaliers dont le premier tout simplement parce qu’il n’était pas suffisamment serré au montage.
J’espère que le nouveau pédalier Truvativ est plus à la hauteur…
J’appréciais la position de conduite incisive mais une fourche amortie aurait été la bienvenue.
Puisque dans cet article vous parlez de système de transmission, à quand un test du moyeu NuVinci ?? Ce système me semble plein de promesses pour le vélo urbain.
16:32
Ce vélo est maintenant soldé !
188 euros soit à moitié prix.
A condition d’être capable de faire les réglages, serrages et contrôles soi-même, c’est une affaire !
Parmi les défauts, il faut signaler que le point d’accroche de la commande du moyeu, en bout d’axe de roue, est assez exposé.
(@ Papy Mougeot) Quant au moyeu Nunvinci, il reste extrêmement lourd (4 kg) et avec un mauvais rendement. Donc tout juste bon pour un vélo de ville style « hollandais » sans aucune recherche de performance.
12:59
Pour info les jantes sont identiques à celle du vtt rockrider 5.2, ceux sont des rigida snyper.
19:00
J’ai profité de la braderie (ce ne sont même plus des soldes) pour acquérir ce vélo qui me faisait de l’oeil avec son système de vitesses original. C’est un grand écart puisque cela fait plus de dix ans que je circule en ville à VTT, le dernier en date étant un rockrider 9.2 (eu égard à mes 100 kg j’estimais qu’il n’y avait que ça qui puisse résister à mes sauts de trottoirs). Après deux semaines d’utilisation j’en suis agréablement surpris et satisfait, 28′ ça développe beaucoup plus que 26′, il n’y a pas photo, et j’aime bien le système de vitesses qui permet un très grand développement. Au final ça peut aller très vite, mais au bout de la ligne droite aie aie aie ! Je confirme que le freinage est déplorable (j’ai commencé par changer étrier et levier du V-brake pour améliorer les choses à l’arrière, en regrettant de ne pas avoir de tasseaux sur la fourche pour remplacer par du bon V-brake l’éxécrable frein à disque mécanique qui non content de ne pas freiner couine dès qu’il pleut !). Bon grâce à l’excellent test publié ici je savais à quoi m’attendre.Globalement je suis satisfait, et finalement un vélo de ville pour la ville ça n’est peut-être pas si mal
19:05
ball-bearing plûtot non ?
http://www.endurobikeshop.fr/f.....ing-5.html
23:19
@Mayalabeille: Oui, Ball-Bearing évidemment (en plus j’en ai eu un…), bien vu.
Bonne route, et n’hésite pas à venir nous saluer si tu as quelques minutes
0:24
@mayalabeille – « grâce à l’excellent test publié ici » < = merci pour ça :) ! En effet, si tu ne veux pas changer la fourche, le mieux serait de passer soit sur du bon frein à disque méca comme les ball bearing, ou bien carrément de l'hydro. Perso, je suis très satisfait de mes Avid Juicy 5. ("Maya l'abeille", c'est rapport aux 100kgs...? ;) )
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